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« Le cinéma et le péché » : une défense marxiste de Will Hays

A Marxist defence of William Hays, “Sin and the Cinema” by David Platt
Una difesa marxista di William Hays «Sin and the Cinema» di David Platt
Francis Bordat
Traduction de Francis Bordat
p. 164-173

Résumés

À l’aube de 1934, William Hays est l’homme le plus critiqué de la presse états-unienne. Les organes hollywoodiens eux-mêmes dénoncent sa lâcheté et son hypocrisie, son incompétence et son impuissance. En août 1934, Variety parle d’une industrie du cinéma littéralement assommée (« buffeted ») par l’église et les réformateurs. Paradoxalement c’est dans la revue marxiste New Theater qu’on trouve une des rares défenses de la politique du « tsar » de Hollywood face à la crise à laquelle il était confronté. Platt, co-fondateur d’Experimental Cinema et membre de la Film & Photo League rompt ici pour un temps avec les charges qu’adressaient les journaux militants de gauche à l’endroit du « Code ».

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Notes de la rédaction

Traduction de l’américain et notes de Francis Bordat

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Cairn

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Présentation de Francis Bordat
Le cinéma et le péché

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Présentation de Francis Bordat

Hollywood, été 1934. Depuis le mois de mars, l’industrie du cinéma est confrontée à une situation sans précédent. La Dépression, qu’elle a cru conjurer sur la foi de l’idée répandue, mais fausse, que le divertissement est la dernière chose dont on puisse se priver, affecte dramatiquement le box-office, qui s’est effondré de 720 millions de dollars en 1929 à 482 en 1933 (la recette la plus basse de toute l’ère du parlant). La fréquentation hebdomadaire des salles a chuté dans le même temps de quelque trente millions d’entrées. Les « Big Five » ont presque toutes plongé dans le rouge : RKO la première en janvier 1933, suivie par Paramount, Fox et Warner Bros. Seule Loews (MGM) échappe encore au déficit, malgré une baisse de revenus de 4,3 millions de dollars pour l’année 1933.

Autre changement profond : depuis le Krach de 1929, la société américaine est marquée par une forte poussée de conservatisme moral dont Hollywood, qui a exploité avec profit la révol...

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Pour citer cet article

Référence papier

Francis Bordat, « « Le cinéma et le péché » : une défense marxiste de Will Hays », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, 106 | 2025, 164-173.

Référence électronique

Francis Bordat, « « Le cinéma et le péché » : une défense marxiste de Will Hays », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze [En ligne], 106 | 2025, mis en ligne le 04 janvier 2030, consulté le 14 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/1895/12709 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16trp

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Auteur

Francis Bordat

Francis Bordat, professeur émérite de civilisation américaine à l’université Paris-Ouest Nanterre, spécialiste du cinéma américain. Auteur de Cinéma et idéologie aux USA (1996), Chaplin cinéaste (1998), le Crime organisé à la ville comme à l’écran (2001). Cofondateur du CICLAHO (Groupe de recherche sur le cinéma classique hollywoodien).

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