Michele Bernardini. « Ottoman ‘Timuridism’ : Lāmi‘i Çelebi and his Şehrengiz of Bursa », in : Éva M. Jeremiás, ed., Irano-Turkic Cultural Contacts in the 11th-17th Centuries. Acta et Studia I. Piliscsaba, The Avicenna Institute of Middle Eastern Studies, [2002] 2003, pp. 1-16.
Entrées d’index
Index de mots-clés :
littérature timourideIndex by keyword:
Timouride LiteratureRubriques :
11.1.1. Littérature persane classiquePersonnes citées :
Eva M. JeremiasTexte intégral
1Cet article, consacré à la transmission des éléments de culture timouride dans la tradition ottomane, s’appuie sur un exemple très intéressant du genre poétique médiéval šahrāšub (šahrangiz). Il ouvre sur des considérations sur la réception et la transformation des modèles littéraires à l’œuvre dans l’espace turko-persan (ici : Asie centrale, Iran, Turquie ottomane), et, plus largement, sur des modèles socio-culturels de ces civilisations « duelles ». Dans le contexte où la langue et la littérature persanes se maintiennent comme norme de l’adab, l’héritage timouride prend, aux yeux des Ottomans, l’apparence de la dimension « persane », et est perçu comme tel.
2Cet héritage littéraire, objet principal du présent article, est analysé à partir de l’exemple d’un poème maṯnavī en turc ottoman intitulé Şehrengiz-i Borusā (avant 1522) dont l’A. est Lāmi‘i Çelebi. Consacré à la description de la ville de Boursa et de ses environs, le poème est dédicacé au sultan Soleyman le Magnifique. Après avoir tracé les lignes générales de l’évolution du genre šahrāšub depuis le 12e s., M. Bernardini s’intéresse à l’époque timouride où la naissance de l’élément du réalisme dans la littérature s’affirme comme son principal trait caractéristique, avant d’aborder les formes qu’épouse le šahrāšub chez les auteurs ottomans. L’œuvre de Lāmi‘i apparaît ainsi comme un chaînon essentiel dans ce passage entre les traditions timouride et ottomane. La comparaison entre l’évolution du genre « persan » de šahrāšub chez les Ottomans et un modèle parallèle récemment identifié dans la tradition safavide, notamment chez ‘Abdi Beg Širāzi et son Ḫamsa consacré à la description de Qazvin (cf. travaux de P. Losensky), semble être une piste très intéressante, bien que seulement signalée ici car son développement déborderait bien sûr le cadre de l’article.
3La dernière partie de l’article est consacrée à l’analyse de la structure et du contenu de l’ouvrage. Tout en en reconnaissant les limites, l’article insiste sur l’apport des éléments descriptifs (topographie, aspect des monuments, terminologie etc.) de ce type d’ouvrage pour l’histoire sociale et culturelle, éléments d’information souvent négligés par les spécialistes.
Pour citer cet article
Référence électronique
Maria Szuppe, « Michele Bernardini. « Ottoman ‘Timuridism’ : Lāmi‘i Çelebi and his Şehrengiz of Bursa », in : Éva M. Jeremiás, ed., Irano-Turkic Cultural Contacts in the 11th-17th Centuries. Acta et Studia I. Piliscsaba, The Avicenna Institute of Middle Eastern Studies, [2002] 2003, pp. 1-16. », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 26 | 2005, document 347, mis en ligne le 07 décembre 2005, consulté le 14 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/1831 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.1831
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
Haut de page





