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11. Littérature
11.1. Littérature persane
11.1.1. Littérature persane classique
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Katāyūn Mazdāpūr. Dāġ-e gol-e sorḫ va čahārdah goftār-e dīgar darbāre-ye osṭūre. Tehrān, Entešārāt-e Asāṭīr, 1383/2004. 333 p., bibliogr.

Poupak Rafii Nejad

Full text

1À travers une série d’articles basés essentiellement sur le Šāh-nāme, les textes et rituels zoroastriens ou même plus anciens, l’A. essaie de distinguer le mythe et sa puissance créatrice des fables et superstitions liées aux croyances populaires. Les articles recomposent un puzzle constitué d’éléments du mythe, du rituel, de la pratique religieuse, de la croyance populaire et de la poésie classique persane. L’A. met en valeur, de façon subtile, la dimension sacrée qui se trouve dans chaque élément et lui donne une force créatrice résistant à l’épreuve du temps et de l’histoire : une portée mythique. Dāġ-e gol-e sorḫ, titre de l’ouvrage et aussi du premier article, fait référence à la marque (dāġ) « divine », imprimée en forme de rose sur la peau de Raḫš, le cheval de Rostam. Cette marque (dāġ-e gol-e sorḫ) est interprétée comme « divine » par l’absence de marquage, signe de propriété humaine. La problématique centrale de tous ces articles, pas très manifeste à la première vue, est la réinvention ou plutôt la reconstitution et la réactualisation du mythe par le récit littéraire et au moyen de la langue à son niveau le plus basique et singulier : le mot et le signe. Le mythe est placé au même niveau que le mot : un signe chargé de sens. De la sémantique à la sémiotique le lien entre le mythe et le récit mythique est établi et renforcé par ces éléments de base : les signes, les marques de la langue, les mots chargés de sens « sacré ». Cet échange entre le mythe et son élaboration littéraire par l’intermédiaire d’une langue, ne peut réussir que s’il se développe sur un sol fécond. La clé de l’énigme est sous nos yeux : dāġ-e gol-e sorḫ, la marque divine présente dans les mots du poète. C’est elle qui transforme Rostam-e dāstān en Rostam-e dastān et qui donne à Keyḫosrow son statut de šāh-e zende (le roi vivant) ou šāh-e no (le nouveau roi).

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Electronic reference

Poupak Rafii Nejad, “Katāyūn Mazdāpūr. Dāġ-e gol-e sorḫ va čahārdah goftār-e dīgar darbāre-ye osṭūre. Tehrān, Entešārāt-e Asāṭīr, 1383/2004. 333 p., bibliogr.”Abstracta Iranica [Online], Volume 28 | 2007, document 343, Online since 18 September 2007, connection on 16 July 2026. URL: http://journals.openedition.org/abstractairanica/20951; DOI: https://doi.org/10.4000/abstractairanica.20951

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Poupak Rafii Nejad

CNRS / Mondes iranien et indien - Paris

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