Esmā‘īl Sa‘ādat. « Kodām ‘Aḏrā ? ». Našr-e Dāneš, 17, 2 (1379/2000), pp. 17-24.
Texte intégral
1Au bāb 5 du Būstān (voir l’édition Yūsofī, 1359/1980, beyt 2519 et note p. 352), Sa‘dī, décrivant un valeureux ami, guerrier incomparable, donne dans ses comparaisons le nom de ‘Aḏrā, qui a fait couler beaucoup d’encre. L’auteur passe en revue toutes les hypothèses déjà faites sur le terme. Puis il remarque : 1) que Sa‘dī a toujours employé, dans son œuvre, ce nom en pensant à la bien-aimée de Vāmeq, dans le célèbre roman médiéval persan, 2) que, dans le beyt en question, il faut lier bien évidemment les deux membres de la conjonction de subordination čenān... ke..., à entendre au sens d’une conjonction introduisant une proposition comparative (qeyd-e bayān-e tašbīh), non une proposition consécutive (qeyd-e bayān-e natīje). De sorte que les verbes des deux propositions en comparaison n’ont pas le même sujet, ce qui serait le cas contraire en consécutive. Ainsi, il semble clair que la comparaison est ici entre la flèche du combattant et les cils de la belle ‘Aḏrā, tous deux mortels.
Pour citer cet article
Référence électronique
Charles-Henri de Fouchécour, « Esmā‘īl Sa‘ādat. « Kodām ‘Aḏrā ? ». Našr-e Dāneš, 17, 2 (1379/2000), pp. 17-24. », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 23 | 2002, document 288, mis en ligne le 08 février 2010, consulté le 15 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/35835 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.35835
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