P. Chuvin. Les arts de l’Asie centrale, (L’art et les grandes civilisations, 27). Paris, Citadelles & Mazenod, 1999, 617 p.
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Personnes citées :
V. Schiltz, E. Rtveladze, Cl. Rapin, B. Marshak, Fr. Grenet, M. Kervran, L. Golombek, Th. Bittar, M. Bernus-TaylorTexte intégral
1Ce volume de la collection Mazenod vient utilement combler un vide éditorial et mettre à la disposition d’un large public une grande partie des traditions iconographiques de l’Asie centrale ainsi que des analyses au fait des recherches les plus récentes. Il est le fruit de l’effort d’implantation des équipes scientifiques françaises sur place, étant dirigé par P. Chuvin, premier directeur de l’Institut Français d’Études sur l’Asie centrale, à Tachkent. Les arts iraniens y sont largement représentés puisque la première partie sur « Les arts de l’Asie centrale ancienne » (pp. 17-177) traite des arts nomades (V. Schiltz), de l’art achéménide et gréco-bactrien et de ses successeurs kouchans et parthes (E. Rtveladzé et Cl. Rapin), et de l’art sogdien (B. Marshak et Fr. Grenet). Après un long passage consacré à l’iconographie bouddhiste, l’ouvrage se tourne ensuite vers les arts d’Islam (pp. 329-527), dans toute leur variété chronologique (jusqu’en 1920) et thématique (architecture, avec des contributions de M. Kervran, L. Golombek, Th. Bittar et M. Bernus-Taylor ; objets, mobiliers et décor par M. Bernus-Taylor). Enfin une présentation des principaux sites archéologiques est proposée. Brève, cette présentation est cependant très utile car elle est illustrée de plans. Quelques regrets : le plus important touche à la brièveté de la partie consacrée à l’art achéménide et gréco-bactrien et de ses successeurs kouchans et parthes, qui aurait dû pourtant être centrale dans une histoire de l’iconographie centre-asiatique (une seule page sur l’art hellénistique !). D’autre part la bibliographie, tournée vers les ouvrages en langue occidentale, laisse de côté un grand nombre de publications russes et chinoises pourtant indispensables, notamment sur le Turkestan oriental. Plus mineur, mais très gênant : la carte dessinée par F. Ferranti pp. 530-531 est totalement fausse et ne doit pas être utilisée (Er Kurgan placé au Turkménistan, Astana et Khocho placés à plusieurs centaines de kilomètres de Turfan). On notera la sortie simultanée au Japon d’un volume d’histoire de l’art sur un thème voisin : Tanabe, K. et collab., New History of World Art, 15, Shogakukan, 1999, 450 p. + 295 ill., ne traitant que de l’iconographie pré-islamique, mais plus complet sur ce thème resserré.
Pour citer cet article
Référence électronique
Étienne de La Vaissière, « P. Chuvin. Les arts de l’Asie centrale, (L’art et les grandes civilisations, 27). Paris, Citadelles & Mazenod, 1999, 617 p. », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 22 | 2001, document 30, mis en ligne le 15 février 2010, consulté le 11 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/36106 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.36106
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