Martina Massullo. « Marble Tombs From Ghazni (Fifteenth-Eighteenth Centuries): Morphological and Epigraphic Remarks »
Martina Massullo. « Marble Tombs From Ghazni (Fifteenth-Eighteenth Centuries): Morphological and Epigraphic Remarks », Eurasian Studies 13 (2015), p. 54-67
Texte intégral
1Le volume 13 de la revue Eurasian Studies réunit quatre articles résultant d’un panel sur le site de Ghazni (Afghanistan), donné à l’occasion du “Symposia Iranica – First Biennial Iranian Studies Graduate Conference” à l’université de St Andrews (avril 2013). Capitale ghaznévide (977-1186), puis ghoride, occupée dès la période bouddhique et jusqu’aux temps modernes, Ghazni avait fait l’objet d’investigations archéologiques entre 1957 et 1978 par la Mission Archéologique Italienne en Afghanistan. Depuis lors, l’accès au site est cependant devenu extrêmement limité. En s’appuyant sur les archives photographiques et sur le matériel collecté au cours de ces anciennes campagnes, Agnese Fusaro, Viola Allegranzi, Valentina Laviola et Martina Massullo, toutes membres du projet « Islamic Ghazni. An IsIAO Archaeological Project in Afghanistan » dirigé par Roberta Giunta (IsIAO/« L’Orientale », 2004-), offrent des données nouvelles et très attendues sur l’histoire de ce site d’envergure.
2Après le déclin des Ghaznévides, l’espace du funéraire à Ghazni s’est progressivement accru. Le site a conservé un grand nombre de tombes datées entre la fin du Xe jusqu’à la période pré-moderne. Dans le dernier article de cette série, Martina Massullo étudie les tombes en marbre de Ghazni à partir du XVe siècle. Elle offre notamment une très utile typologie de ces tombes. Elle met notamment l’accent sur un type de tombe qui semble être spécifique à Ghazni au XVe siècle ; il puiserait son origine dans les prototypes ghaznévides, aurait été modifié au cours de l’époque ghoride, mais ne connaitrait pas de variations importantes entre les XVe et XVIIIe siècles. À travers cette typologie, l’A. contribue à démontrer la longue tradition de Ghazni dans l’art du funéraire et la force des continuités artistiques régionales. L’auteur analyse par ailleurs les inscriptions arabes et persanes de ces tombes, mettant en exergue le développement continue du persan — dont les premiers développements avaient été étudiés dans l’article de Viola Allegranzi, publié dans cette même série. L’étude des épitaphes conduit l’A. à présenter Ghazni comme une destination significative au sein les réseaux de pèlerinage du monde islamique oriental post-médiéval.
Pour citer cet article
Référence électronique
Sandra Aube, « Martina Massullo. « Marble Tombs From Ghazni (Fifteenth-Eighteenth Centuries): Morphological and Epigraphic Remarks » », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 37-38-39 | 2018, document 5, mis en ligne le 10 mars 2018, consulté le 16 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/42708 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.42708
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