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3. Histoire, Art et Archéologie, Période pré-Islamique
3.2. Ouest de l’Iran
3.2.2. Pré-Achéménides et Achéménides
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Pierfrancesco Callieri. “Achaemenid "ritual architecture" vs. "religious architecture": Reflections on the elusive archaeological evidence of the religion of the Achaemenids”

Sébastien Gondet
Bibliographical reference

Pierfrancesco Callieri. “Achaemenid "ritual architecture" vs. "religious architecture": Reflections on the elusive archaeological evidence of the religion of the Achaemenids” in W.F.M. Henkelman, C. Redard (eds.). Persian Religion in the Achaemenid Period. Wiesbaden: Harrassowitz Verlag, 2017, p. 385-415 (Classica et Orientalia Band 16)

Full text

1Comme l’indique l’A. en introduction de cet article, aucune nouvelle découverte n’a permis d’alimenter le dossier de l’architecture religieuse impériale achéménide au cours de ces quarante dernières années. Ce dernier reste limité au seul site dit de « l’Enceinte sacrée » à Pasargades dont les vestiges, bien que très certainement destinés à des fonctions religieuses, restent très difficiles à interpréter (voir toutefois les hypothèses de restitution de P. Amiet 2013 [AI vol. 34-35-36 (2011-2013)/2017 – R3-2-2 / n°84] considérées comme tout à fait crédibles par l’A.). Il faut peut-être également y ajouter le site de Qadamgah situé au sud de la plaine de Persépolis. Les exemples de lieux de culte mis au jour dans le territoire de l’empire, dans le Sistan à Dahaneh Gholaman ou dans la région de Kashan à Veshnaveh, témoignent plutôt de la permanence de cultes traditionnels locaux.

2Cet article sert surtout de mise au point concernant la stricte séparation qu’il est nécessaire de faire entre constructions servant aux cultes religieux et celles destinées à accueillir des rituels royaux bien attestés dans diverses sources textuelles. Il est certain qu’un très grand nombre de bâtiments royaux, à Pasargades et à Persépolis, ont servi, entre autres, à accueillir des cérémonies impériales. Si les souverains achéménides étaient protégés par des divinités, au premier rang desquelles Ahura Mazda, la monarchie perse n’était pas de droit divin. Donc aucune des constructions achéménides de Persépolis ne peut en l’état être qualifiée de « religieuse » (contra S. Razmjou et M. Roaf [AI vol. 34-35-36 (2011-2013)/2017 – R3-2-2 / n°113]). La seule architecture religieuse attestée à Persépolis correspondrait à une partie du complexe dit du « Frataraka » situé dans la plaine au nord-ouest de la Terrasse mais dont la construction doit être datée des périodes post-achéménides comme le démontre à nouveau l’A. de façon catégorique.

3L’article se clôt sur une synthèse concernant les deux premières saisons de fouilles (2011-2012) effectuées sur le site de Tol-e Ajori, situé à plus de 3 km à l’ouest de la Terrasse, menées par l’A. conjointement avec une équipe iranienne. Selon l’A., ce bâtiment, de facture néo-babylonienne, pourrait avoir assuré un rôle dans les rituels royaux au cours des premiers temps de l’empire.

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References

Electronic reference

Sébastien Gondet, Pierfrancesco Callieri. “Achaemenid "ritual architecture" vs. "religious architecture": Reflections on the elusive archaeological evidence of the religion of the Achaemenids”Abstracta Iranica [Online], Volume 40-41 | 2019, document 43, Online since 30 October 2019, connection on 11 August 2026. URL: http://journals.openedition.org/abstractairanica/49135; DOI: https://doi.org/10.4000/abstractairanica.49135

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Sébastien Gondet

UMR 5133 CNRS-Université de Lyon

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