Sergej B. Bolelov (ed.). Кампыртепа. Кушанскаыа крепость на Оксе. Археологическая исследования 2001-2010 гг. [Kampyrtepa. Kushanskaya krepost’ na Okse. Arheologicheskaja issledovanija 2001-2010 gg. = Kampyrtepa. Une forteresse kouchane sur l’Oxus. Recherches archéologiques de 2001 à 2010]
Sergej B. Bolelov (ed.). Кампыртепа. Кушанскаыа крепость на Оксе. Археологическая исследования 2001-2010 гг. [Kampyrtepa. Kushanskaya krepost’ na Okse. Arheologicheskaja issledovanija 2001-2010 gg. = Kampyrtepa. Une forteresse kouchane sur l’Oxus. Recherches archéologiques de 2001 à 2010]. Moscou/Saint-Pétersbourg : Nestor-Istorija, 2018, 360 p., ill.
Texte intégral
1Situé non loin de Termez dans le sud de l’Ouzbékistan sur la rive droite de l’Amou-Darja, l’ancien Oxus, le site de Kampyrtepa a été exploré depuis les années 1970 et plus extensivement depuis 1999 par une équipe russo-ouzbèke réunie au sein de la Mission archéologique du Tokharistan placée sous la direction d’E.V. Rtveladze, assistée de la Mission archéologique centrasiatique de l’Institut d’archéologie russe.
2D’après les fouilleurs, la ville a été fondée au début de l’époque hellénistique, mais c’est lors de la période kouchane, et en particulier sous le règne des « Grands Kouchans » que Kampyrtepa s’est développé. L’ouvrage propose une synthèse des données obtenues entre 2001 et 2012 (malgré le titre !) sur la ville kouchane, presque complètement dégagée, qui vient compléter les données régulièrement publiées dans la collection « Matériaux de la mission du Tokharistan » (Материалы Тохаристанской экспедиции), dont le dernier volume récemment édité par E. Rtveladze est plus centré sur l’occupation hellénistique du site [cf. ce volume, rubrique 3.1, n° 10 Kampyrtepa].
3Il est organisé en 5 grands chapitres écrits collectivement par Sergej Bolelov, Djangar Ilysov, Aleksej Gorin, Leonid Sverchkov, Nigora Dvurechenskaja et Konstantin Shejko. Le premier chapitre retrace les grands traits de l’occupation du site depuis sa fondation à la fin du IVe s. av. n.è. à son abandon vers le milieu du IIe s. de n.è., probablement à cause d’un événement lié à l’Amou-Darya (crue ou changement de cours). Le deuxième chapitre est consacré au système de fortification, constitué d’un mur d’enceinte qui épouse le relief naturel et de plusieurs tours rectangulaires. Le chapitre 3 détaille les recherches menées dans la ville basse, où 5 quartiers différents ont été fouillés, avec une description de chaque bâtiment. Les techniques de constructions employées sont ensuite décrites dans le quatrième chapitre. Le chapitre conclusif s’attache à replacer Kampyrtepa dans le contexte plus vaste de la Bactriane kouchane et l’identifie, non comme une simple ville, mais comme un site fortifié placé sur l’une des principales voies commerciales de l’époque.
4L’assemblage matériel associé doit être publié dans un second volume en cours de préparation, car le présent ouvrage est annoncé comme le premier d’une nouvelle série dédiée à ce site majeur.
Pour citer cet article
Référence électronique
Johanna Lhuillier, « Sergej B. Bolelov (ed.). Кампыртепа. Кушанскаыа крепость на Оксе. Археологическая исследования 2001-2010 гг. [Kampyrtepa. Kushanskaya krepost’ na Okse. Arheologicheskaja issledovanija 2001-2010 gg. = Kampyrtepa. Une forteresse kouchane sur l’Oxus. Recherches archéologiques de 2001 à 2010] », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 40-41 | 2019, document 18, mis en ligne le 30 décembre 2019, consulté le 08 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/49897 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.49897
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