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12. Sociologie
12.1. Iran
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Fahrad Khosrokhavar. « Postrevolutionary Iran and the New Social Movements », in : Eric Hooglund, dir., The Twenty Years of Islamic Revolution. Political and Social Transition in Iran Since 1979. New York, Syracuse University Press, 2002, pp. 3-18

Azadeh Kian-Thiébaut

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Rubriques:

12.1. Iran

Personnes citées:

Eric Hooglund
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1Pour l’A., trois mouvements sociaux ont caractérisé l’Iran depuis la décennie 1990 : le mouvement des intellectuels, celui des femmes et celui des jeunes. Chacun de ces mouvements est le résultat d’une situation sociale complexe dans laquelle les facteurs identiques ont émergé comme leur dénominateur commun, le plus important étant la révolution islamique de 1978-79. Pour les jeunes révolutionnaires, le terme « liberté » démontrait le rejet de l’autocratie du chah et leur aspiration à la liberté d’expression, sans pour autant adhérer aux notions de tolérance et de respect pour la liberté des autres. Néanmoins, l’état d’esprit de la société n’a pas permis le développement d’un système légal et institutionnel équilibré. Les premières années de la révolution et les huit années de guerre ont conduit à l’approfondissement de l’intolérance. Sous la présidence de Hachemi Rafsanjani l’État a exercé moins de violence, mais les partis politiques étaient interdits et la liberté d’expression largement inexistante. Le mouvement des jeunes débuté à la fin de la décennie 1990 était composé de deux groupes : les étudiants et les adolescents. Le premier doté d’une conscience politique a soutenu Khâtami et revendique les libertés politiques ; le deuxième est plus concerné par les libertés individuelles dans leur vie quotidienne.

2Deux nouveaux types d’intellectuels ont émergé en Iran post-révolutionnaire, résultant de la crise de l’islam radical : le premier soutient la validité de l’islam comme une force spirituelle sans accorder à la religion l’organisation de la vie sociale et celle des lois. Le deuxième type qui ne revendique pas l’intervention du clergé dans les affaires politiques demande seulement la compatibilité des lois avec les principes islamiques. Les deux groupes mettent en question la légitimité de velāyat-e faqīh.

3Le mouvement féministe incluant tant les femmes occidentalisées que les femmes islamiques devient conscient de l’injustice sociale. En dépit de leur faiblesse, ces trois mouvements contribuent à la démocratisation de la société.

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References

Electronic reference

Azadeh Kian-Thiébaut, “Fahrad Khosrokhavar. « Postrevolutionary Iran and the New Social Movements », in : Eric Hooglund, dir., The Twenty Years of Islamic Revolution. Political and Social Transition in Iran Since 1979. New York, Syracuse University Press, 2002, pp. 3-18”, Abstracta Iranica [Online], Volume 25 | 2004, document 305, Online since 15 March 2006, connection on 08 October 2026. URL: http://journals.openedition.org/abstractairanica/5109; DOI: https://doi.org/10.4000/abstractairanica.5109

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