Jalil Roshandel. « Evolution of the Decision-Making Process in Iranian Foreign Policy, 1979-1999 ». in : Eric Hooglund, dir., The Twenty Years of Islamic Revolution. Political and Social Transition in Iran Since 1979. New York, Syracuse University Press, 2002, pp. 123-142
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1L’A. explique les transformations de la politique étrangère de la République islamique qui cheminent d’une politique révolutionnaire vers des rapports plus rationnels et fonctionnels avec le monde. Depuis l’élection du président Khâtami les rapports extérieurs de l’Iran sont en amélioration constante en dépit des relations Iran - États-Unis qui demeurent l’otage de la politique interne. Mais l’A. explique que même sur ce point les deux côtés poursuivent prudemment le dégel. Après avoir discuté divers articles de la constitution relatifs à la prise de décision concernant les affaires étrangères, J. Roshandel constate que la constitution n’accorde pas le monopole au Guide mais qu’elle rend difficile la détermination de celui qui doit prendre la décision ultime. Avant son décès en 1989, l’Ayatollah Khomeini donnait son point de vue sur les questions relatives aux affaires étrangères et personne n’a contesté publiquement ses décisions qui n’étaient pas en accord avec la constitution. La plupart de ces décisions ont créé des précédents qui ne peuvent pas être changés facilement. Suite à son arrivée au pouvoir en 1989 Hachemi-Rafsanjani a essayé de se placer au centre des prises de décision. Il a réussi à introduire quelques changements et à orienter la politique étrangère du pays vers la réconciliation notamment avec les pays du Golfe persique même si les État-Unis demeuraient le grand Satan pour la plupart des dirigeants et Israël considéré comme un régime sioniste occupant les territoires palestiniens. Ces changements introduits ont abouti à la nouvelle orientation de la politique étrangère sous Khâtami qui a hérité d’une situation politique fermée avec très peu de marge de manœuvre. Ses détracteurs ne souhaitaient pas le voir réussir. L’exemple le plus significatif concernait les relations Iran-États-Unis. Selon l’A., la crédibilité de Khâtami a augmenté avec la nomination de Kamal Kharazi comme ministre des affaires étrangères : étant donné que les deux factions le soutenaient, il a servi de pont entre les deux. Khâtami a tenté de créer un appareil de prise de décision qui soit plus pluraliste et plus rationnel. Mais le Guide a fondé de son côté une institution consultative avec l’ancien ministre des affaires étrangères comme conseiller pour mettre du poids dans la balance des conservateurs. Aujourd’hui, c’est donc l’interférence et non la coopération qui marque la politique intérieure de l’Iran.
References
Electronic reference
Azadeh Kian-Thiébaut, “Jalil Roshandel. « Evolution of the Decision-Making Process in Iranian Foreign Policy, 1979-1999 ». in : Eric Hooglund, dir., The Twenty Years of Islamic Revolution. Political and Social Transition in Iran Since 1979. New York, Syracuse University Press, 2002, pp. 123-142”, Abstracta Iranica [Online], Volume 25 | 2004, document 332, Online since 15 March 2006, connection on 22 July 2026. URL: http://journals.openedition.org/abstractairanica/5177; DOI: https://doi.org/10.4000/abstractairanica.5177
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