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7. Islam
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Mohammad Sadeq Mirzaabolqasemi. ‟Naqsh-e ḥajar: savād-e sang-e vaqf-nāmeh-ye boq‘eh-ye Shāhcherāq”

Denise Aigle
Référence(s) :

Mohammad Sadeq Mirzaabolqasemi. ‟Naqsh-e ḥajar : savād-e sang-e vaqf-nāmeh-ye buq‘eh-ye Shāhcherāq” [Naqsh-e hajar: Copy of the Endowment Deed of the Shāhcherāq Mausoleum], Ā’ineh-ye Mīrāth, vol. 17/2, n° 65, 1398sh/2019-2020, p. 9-32.

Texte intégral

1Cet article est consacré au document de vaqf, attaché à l’un des plus célèbres lieux de sainteté de Chiraz, le mausolée d’Aḥmad b. Mūsā al-Kāẓim qui est qualifié d’être le « Roi du luminaire » (Shāh-i Chirāgh). L’auteur retrace dans un premier temps la manière dont le corps d’Aḥmad b. Mūqā fut découvert.

2Selon les sources locales (Shīrāz-namā et Shadd al-izār), après la mort de ‘Alī b. Mūsā al-Kāẓim en 203/818, son frère Aḥmad se serait réfugié à Chiraz fuyant la répression des Abbassides. Le lieu de son inhumation n’était pas localisé jusqu’au moment où Muqarrab al-Dīn Mas‘ūd, le ministre de l’atabek salghuride Abū Bakr, l’aurait découverte à proximité du Jāmi‘ al-‘Atīq. Un jour, les gens virent une lumière qui émanait d’un petit tertre. On fit creuser l’endroit : un corps intact y fut découvert. Il tenait un exemplaire du Coran dans une main et dans l’autre un sceau où était gravé : « al-‘Izzat Allāh Aḥmad b. Mūsā ». Abū Bakr ordonna qu’un sanctuaire soit construit sur le site. Ce sanctuaire créa un espace sacré qui attirait les pieuses visites et où on lisait continuellement le Coran. Aujourd’hui, le sanctuaire d’Aḥmad b. Mūsā al-Kāẓim fait l’objet d’un pèlerinage national et international. Shāh Cherāgh est le sanctuaire alide le plus important d’Iran après celui de son frère, ‘Alī al-Riḍā à Mashhad, et celui de leur sœur Ma‘ṣūmeh à Qum.

3Le waqf-namā fut constitué en ramaḍān 947H./janviers 1541 par Muḥibb al-Dīn Mīrzā Sharīfī qui avait été nommé gestionnaire du sanctuaire par Shāh Ismā‘īl. Il appartenait à la famille des Sharīfī Ḥusaynī qui descendaient de Sayyid Sarīf Jurjānī. Ce dernier avait été nommé gestionnaire du mausolée par Tamerlan en 795/1392-1393. La version originale du document était gravée sur le marbre de la tombe, à l’entrée nord du sanctuaire. La pierre a disparu, mais il en existe plusieurs copies appelées « Naqsh-i ḥajar » (édition du document, p. 20-29). Le document donne des informations sur les différents investissements architecturaux dans le mausolée à l’époque safavide.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Denise Aigle, « Mohammad Sadeq Mirzaabolqasemi. ‟Naqsh-e ḥajar: savād-e sang-e vaqf-nāmeh-ye boq‘eh-ye Shāhcherāq” », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 42-43 | 2021, document 7, mis en ligne le 30 décembre 2021, consulté le 10 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/54297 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.54297

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