Manṣūre Ṯābet-Zāde. Se resāle-ye mūsīqī-ye qadīm-e Īrān : resāle-ye Najmeddīn Kowkabī Boḫārāyī, resāle-ye ʽAbdorraḥmān ebn Seyf Ġaznavī, mo’allefī gomnām dar mūsīqī-ye davāzdah maqām. Tehrān, Anjoman-e āṯār va mafāḫer-e farhangī, 2003, 312 p., index, glossaire. [Trois traités de musique ancienne de l’Iran : traité de Najmeddīn Kowkabī Boḫārāyī, traité d’Abdorraḥmān ebn Seyf Ġaznavī, traité d’un auteur anonyme sur la musique de douze maqām]
Texte intégral
1Il s’agit de trois traités anciens de musique très importants qui sont parmi les derniers écrits sur les douze maqām, les vingt quatre šoʽbe et les six āvāz. Le premier, celui de Najmeddīn Kowkabī-ye Boḫārāyī, est édité ici à partir d’un manuscrit déjà publié en 1983 à Dushanbe par la maison d’édition ̔Erfān. L’éditeur l’a comparé avec un autre manuscrit conservé à la bibliothèque Sepahsālār de Téhéran, plus avec quelques feuilles du même traité conservé aux bibliothèques Majles et Malek. Dans le préface du premier chapitre, l’éditeur, après avoir présenté différentes opinions sur la date de rédaction de ce traité, conclut qu’elle se situe entre le 14e et le 16e s. et probablement vers la fin de cette période. Le traité de Najmeddīn Kowkabī comporte 12 chapitres plus une conclusion qui abordent la définition du ton, de l’intervalle, du tétracorde, du rythme, etc. et présente les modes, les cycles rythmiques et les formes musicales en usage à l’époque de l’auteur.
2Le deuxième traité, celui de Seyfeddīn Ġaznavī, appartient lui aussi, selon l’éditeur au 16e s. Il a été déjà publié dans la revue Honar va mardom (1960/1339) par Yaḥyā Ḏokā. La présente publication est basée sur les manuscrits conservés aux bibliothèques d’Āstān-e Qods-e Raḍavī et de l’Université de Téhéran. C’est un petit traité qui est surtout remarquable pour certains termes musicaux (notamment le bāng) qui sont utilisés pour la première fois dans un traité de musique. Seyf ne s’occupe pas des rythmes et des cycles rythmiques mais il est très intéressé par l’aspect thérapeutique de la musique auquel il consacre une partie importante de la fin de son ouvrage.
3Le troisième traité, dont l’A. est anonyme, est édité à partir de deux manuscrits, l’un conservé à Tachkent et l’autre à la bibliothèque d’Āstān-e Qods-e Raḍavī. Il est écrit, lui aussi, selon l’éditeur, probablement vers le 16e s. Il est assez long en raison des citations des vers de Kowkabī sur l’ordre et le contenu des maqām et des vers correspondant aux différentes parties des Suites du šašmaqām dont les traces apparaissent pour la première fois dans un ouvrage sur la musique.
Pour citer cet article
Référence électronique
Sasan Fatemi, « Manṣūre Ṯābet-Zāde. Se resāle-ye mūsīqī-ye qadīm-e Īrān : resāle-ye Najmeddīn Kowkabī Boḫārāyī, resāle-ye ʽAbdorraḥmān ebn Seyf Ġaznavī, mo’allefī gomnām dar mūsīqī-ye davāzdah maqām. Tehrān, Anjoman-e āṯār va mafāḫer-e farhangī, 2003, 312 p., index, glossaire. [Trois traités de musique ancienne de l’Iran : traité de Najmeddīn Kowkabī Boḫārāyī, traité d’Abdorraḥmān ebn Seyf Ġaznavī, traité d’un auteur anonyme sur la musique de douze maqām] », Abstracta Iranica [En ligne], Volume 26 | 2005, document 486, mis en ligne le 15 décembre 2005, consulté le 13 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/abstractairanica/798 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abstractairanica.798
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