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Année de l'opération :
2018Numéro d’opération :
206866Nature de l'opération :
fouille programméeNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Université de Tours
Texte intégral
1La campagne 2018 a été riche en résultats tant en termes de topographie que de chronologie de la carrière de sarcophages ou concernant les techniques d’extraction et de taille utilisées par les carriers et tailleurs.
2À l’extérieur, entre la carrière et la rivière, les quelques fenêtres d’observation ouvertes depuis 2016 permettent de proposer une première interprétation de l’aménagement et de l’occupation du pied du coteau, mais également de l’évolution du trait de rive de l’Anglin depuis le haut Moyen Âge jusqu’à nos jours. Les remblais d’extraction liés à l’ouverture de la carrière ont permis d’aménager une première plateforme au pied du coteau. La rivière semble s’être éloignée du coteau de plusieurs mètres après l’arrêt de l’exploitation. Le site fait l’objet à partir du xiie s. d’importants aménagements extérieurs comme en témoignent un cailloutis en pente et des remblais de nivellement.
3À l’entrée de la carrière, les dernières rampes utilisées par les carriers ont été fouillées, ce qui a permis de comprendre d’une part leur mode constructif, d’autre part leur relation avec les dernières unités d’extraction. L’altitude au sommet des différentes rampes fouillées laisse espérer que le niveau de circulation du haut Moyen Âge puisse se trouver 40 à 70 cm plus bas que le niveau de sol actuel ; et donc que des niveaux de circulation ou des espaces de travail ou de vie soient conservés. Leur fouille a également soulevé des questionnements d’ordre taphonomique liés à la protection - ou absence de protection - aux intempéries et phénomènes érosifs que constitue la limite de l’auvent de la carrière : tassements, infiltrations de poussières et boues, etc.
4Au fond de la carrière, la mise au jour de deux nouvelles fosses d’extraction plus qu’inattendues soulève de nombreuses interrogations tant en termes topographiques que de gestion des matériaux. Un mur en pierres sèches composé de remplois de fragments de cuves (dont un pied en cours d’évidement) et de couvercles a été mis au jour, il retient un épais remblai de 2,50 m d’épaisseur. Le mur a été monté au fur et à mesure de l’exhaussement d’une rampe située à l’avant.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Le site à la fin de la campagne de 2018 |
| Crédits | Cliché : D. Morleghem (université de Tours). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/103098/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 228k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Daniel Morleghem, « Saint-Pierre-de-Maillé – Pied Griffé » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 30 août 2021, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/103098
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