La Réole – Place Charles-de-Gaulle
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Année de l'opération :
2018Numéro d’opération :
027372Chronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Bas-Empire romain, époque médiévale, Haut Moyen Âge, Moyen Âge classiqueNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le projet de requalification de l’esplanade Charles-de-Gaulle entre la mairie et le lycée Jean-Renou a conduit le service régional de l’archéologie à prescrire un diagnostic archéologique. Celui-ci visait à repérer les vestiges susceptibles d’être conservés. La présence potentielle de traces d’une occupation antique, comme celles d’éléments de bâti correspondant aux états anciens du prieuré fondé au xe s. étaient pressentis. Neuf sondages d’inégales longueurs ont été disposés à la fois sur l’esplanade elle-même ainsi que sur la « Belle terrasse ».
2Les résultats confirment la présence d’une occupation antique qui a été repérée dans un seul des sondages sur le haut de la place. Elle apparait sous la forme d’une couche d’occupation sur un lambeau de sol et peut-être une tranchée de récupération de mur. La céramique recueillie est datée de la première moitié du iie s.
3La période médiévale se signale par la présence d’une batterie de silos assez bien conservés mais difficilement datables, probablement entre le xe et le xiie s. Des éléments de bâti, sans doute romans et correspondant vraisemblablement à ce qui pourrait être un bâtiment désigné sur les plans du xviie sous le nom de « Magdeleine » ont été mis en évidence sur la place, face à l’entrée de la mairie. Entre ce mur et les bâtiments actuels se développe postérieurement une zone sépulcrale où voisinent des tombes en pleine terre avec des sujets adultes ou immatures et de singulières tombes construites en brique et fermées par une couverture en bâtière du même matériau. Ces tombes n’ont pas été fouillées. Cet ensemble funéraire situé dans l’ancienne Basse-Cour se rattache sans doute à un plein Moyen Âge (xive-xve s. ?) et n’apparait pas sur les plans les plus anciens.
4Les contraintes techniques liées à la présence de réseaux n’ont pas permis de sonder de manière efficace sur la « Belle terrasse ». Elles n’ont pu que confirmer la présence de niveaux de remblais modernes, repérés dans tous les sondages de la partie méridionale de la place et qui par apports successifs, donnent l’actuelle physionomie à l’esplanade dont le dénivelé ancien était beaucoup plus prononcé.
Pour citer cet article
Référence électronique
Bertrand Ducournau, « La Réole – Place Charles-de-Gaulle » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 14 septembre 2021, consulté le 08 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/106040
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