Au large de Hyères – Île de Port-Cros, épave de la Palud
Index terms
Year of Investigation:
1993Places:
Metropolitan France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Var (department), Hyères, Îles d’Hyères, Port-CrosType of investigation:
test trench, https://ark.frantiq.fr/ark:/26678/crtLh0HBfem1I, https://ark.frantiq.fr/ark:/26678/crtjlFn2fZdjLEditor's notes
Organisme porteur de l’opération : Ministère de la Culture
Full text
1Profitant des moyens importants mis en œuvre, tant en homme qu’en matériel, pour achever la fouille des épaves de la Pointe Lequin, à Porquerolles, un sondage complémentaire a pu être opéré simultanément sur une épave voisine, aux abords de Port-Cros. Cette opération, réalisée avec un petit nombre de plongeurs et la barge Nérée (Drasm) a été conduite en étroite collaboration avec l’Institut des études classiques et chrétiennes de l’université de Bari (Italie). Le gisement, qui date de l’Antiquité tardive, fut brièvement expertisé par le Drasm en 1980, peu de temps après sa déclaration. Il gît par 6 à 8 m de fond dans l’anse de la Palud, au pied d’une barrière rocheuse affleurant sous la surface. Cet écueil dangereux, dit du Petit Rascas, est vraisemblablement à l’origine du naufrage, au moment où le navire était en quête d’un abri. Le site, qui occupe une surface d’environ 60 ou 80 m2, se signale encore en surface par un grand nombre de tessons d’amphores prisonniers dans une grande cuvette de roches.
2Cette nouvelle opération a permis de mieux définir la teneur du chargement (Long, Volpe 1994 ; à paraître), composé en majorité d’amphores cylindriques africaines de grandes dimensions, de type Keay LV et Keay LXII. Quelques-unes, parmi cette dernière catégorie, présentent d’intéressants graffiti paléochrétiens (croix, monogrammes et autres symboles) incisés sur le col. Il faut également signaler, en moins grand nombre, des amphores orientales provenant de Syrie et de Palestine. Ce complément de fret présente notamment les formes Carthage Late Roman Amphorae 1, 2, 4 et 5-6. Il faut signaler, en outre, deux plats en céramique sigillée africaine D (formes Hayes 88 et 104A) et quelques fragments de céramique commune qu’il faut ranger parmi la vaisselle de bord.
3Au vu de la vaisselle et de la forme des amphores, la datation du naufrage se place dans le vie s. apr. J.‑C., probablement vers le milieu ou dans la deuxième moitié du siècle. Compte-tenu de l’extrême rareté des épaves datant de cette époque, il s’agit à n’en pas douter d’un gisement d’un très grand intérêt qui nous éclaire sur le commerce en Méditerranée occidentale lors du passage de l’antiquité tardive à la période du haut Moyen Âge.
4Si nous n’avons encore aucune certitude quant à la destination finale du navire, il est toutefois possible qu’il s’agisse de Marseille ; les analogies sont en effet nombreuses entre le matériel de l’épave et celui mis au jour dans les fouilles de la cité.
List of illustrations
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| Title | Fig. 1 – Amphores orientales du chargement |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/107599/img-1.jpg |
| File | image/jpeg, 335k |
References
Electronic reference
Luc Long, Giuliano Volpe, “Au large de Hyères – Île de Port-Cros, épave de la Palud” [Note of archaeological project], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [Online], Publicly owned coastline, Online since 17 September 2021, connection on 14 September 2026. URL: http://journals.openedition.org/adlfi/107599
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