Notes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Ministère de la Culture
Texte intégral
1L’intérêt historique et archéologique de la ville de Basse-Terre et les importants projets d’aménagement du centre-ville nous ont amené à lui accorder une attention particulière. L’octroi récent du label de Ville d’Art et d’Histoire à la ville de Basse-Terre et l’élaboration de zones de Protection du Patrimoine Architectural et Urbain concernant deux quartiers anciens nous placent dans une conjoncture particulièrement favorable pour initier une véritable politique en matière d’archéologie urbaine.
2La ville de Basse-Terre est née vers 1650 sous l’impulsion de Charles Houël, gouverneur et propriétaire de l’île. Choisi pour sa situation géographique, sa rade et les avantages qu’offrait son arrière-pays, le bourg s’est développé autour de l’église paroissiale desservie par les Carmes avant de s’étendre au-delà de la rivière aux Herbes pour former le quartier Saint François. Regroupant les fonctions commerciales, administratives et religieuses, Basse-Terre devient le bourg principal de l’île. Bien qu’elle ait subi plusieurs destructions dues aux guerres, aux incendies, aux tremblements de terre et autres cyclones, la ville de Basse-Terre, qui possédait de nombreux jardins et de vastes propriétés appartenant aux ordres religieux ou à l’administration, a de fortes probabilités d’avoir conservé des vestiges de son patrimoine ancien.
3Pour l’instant, notre travail a essentiellement porté sur les origines et l’organisation de la ville au xviie s. Les premières investigations ont avant tout consisté dans une recherche documentaire : dépouillement d’archives, étude de plans anciens, descriptions laissées par les chroniqueurs... Cette étude, complétée par un examen attentif de l’évolution du parcellaire et plusieurs visites sur le terrain, a permis d’identifier et de localiser, avec plus ou moins de précision, les principaux édifices de la ville ancienne et de restituer la trame urbaine de l’époque. Nous avons pu ainsi déterminer les secteurs archéologiquement sensibles que nous voulons protéger ou surveiller et les parcelles que nous souhaiterions touiller.
4Les prochaines recherches se dérouleront selon deux axes :
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l’étude documentaire sera étendue aux xviiie et xixe s. pour obtenir une vision globale de l’évolution de la ville. Ce travail devrait déboucher sur la réalisation d’un document d’évaluation du patrimoine historique et archéologique de la ville de Basse-Terre ;
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le démarrage d’opérations de terrain : sondages, opérations préventives le cas échéant.
5Pour l’heure, le Service régional de l’archéologie est en négociation avec la municipalité de Basse-Terre pour déterminer les zones sensibles pouvant faire l’objet de sondages d’évaluation dans les prochains mois. Dans le même temps, nous sommes attentifs à tout projet immobilier susceptible d’affecter ce patrimoine urbain ancien.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Plan de Basse-Terre fait par Payen en 1682 |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/113716/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 419k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Xavier Rousseau, « Basse-Terre – Centre-ville » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Espace Caraïbes, mis en ligne le 01 février 2022, consulté le 07 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/113716
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