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AccueilRégionsBretagne199756 – MorbihanVannes – Bilaire

1997
56 – Morbihan

Vannes – Bilaire

Évaluation (1997)
Responsable d’opération : Michel Baillieu

Entrées d’index

Année de l'opération :

1997

Numéro d’opération :

01480

Nature de l'opération :

opération de diagnostic
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Afan

Baillieu M. 1997 : Le site gallo-romain de Bilaire, Vannes (Morbihan), DFS de sondages de diagnostic, Afan, SRA de Bretagne [consulter le rapport].

Texte intégral

1Le projet de lotissement communal de Bilaire se situe en dehors du zonage archéologique de la ville de Vannes, sur les parcelles 222 et 224, sections AV et AW du cadastre de 1977. Des mentions de découvertes au siècle dernier, puis des prospections au sol (CERAM 1995) justifiaient la mise en place de sondages de reconnaissance réalisés du 16 au 25 juillet 1997 par le Service régional de l’archéologie et financés par l’État. Suite à la découverte d’un bâtiment gallo-romain, des sondages complémentaires ont été effectués sur l’ensemble de l’emprise du projet, soit environ 3,7 ha par des archéologues de l’Afan (du 13 au 26 novembre 1997). La ville de Vannes, maître d’ouvrage, a assuré le financement de l’opération.

2Les premières traces d’occupation du site de Bilaire pourraient se situer entre la période de la Conquête et la période augustéenne précoce. Cependant, il n’a pas été possible, à l’issue des sondages, de déterminer les limites et la nature de cette première occupation. Seule la présence de trous de poteaux à l’intérieur et à l’extérieur des murs périphériques du bâtiment en dur, pourrait suggérer l’existence d’une ou plusieurs palissades matérialisant des limites d’enclos. On peut noter l’absence de toutes structures fossoyées, fosses et autres vestiges dans l’ensemble des tranchées réalisées autour du bâtiment hexagonal ce qui réduit l’espace pour cette première phase à celui des phases postérieures.

3La seconde phase d’occupation se traduit donc par la mise en place d’un premier bâtiment hexagonal dont il ne subsiste que quelques éléments. Le mur 1060, son retour 1063 et l’amorce de l’abside 1062 semblent constituer avec les murs 1013 et 1026 les éléments construits de cette phase 2. Un sol de circulation 1044 a été mis au jour le long du mur 1013 contre lequel il prend appui. Ce sol d’argile jaune (US 1039) est en revanche recoupé par le mur de galerie 1014. Un témoin de sol extérieur a également été mis au jour le long du mur 1013. Il s’agit d’un sol en mortier de tuileau (1016) qui présente des traces d’incendie que l’on retrouve sur le parement externe de 1013. Il semblerait que ce bâtiment ait alors pu fonctionner dans sans galerie périphérique. Deux absides situées précisément aux angles nord-est et nord-ouest appartiennent également à cette phase. Ce premier bâtiment à plan hexagonal présente plutôt les caractéristiques d’un fanum. Cependant, aucun plan de monument comparable ne correspond à ce dernier dans l’ouest de la France. Les éléments de datation issus des niveaux de circulation 1004, 1044, 1039 et 1016 permettent de situer approximativement sa mise en place autour des règnes d’Auguste et de Tibère (probablement entre 0 et +20).

4La troisième phase d’occupation se caractérise par une restructuration importante du bâtiment de la phase 2 avec la construction d’une galerie périphérique matérialisée par les murs 1014, 1027, 1028 et 1021. Au même moment, le mur 1055 pourrait limiter deux espaces cohérents : une cour sacrée au sud, tandis qu’au nord l’espace serait réservé au culte organisé à partir d’une cella. Les niveaux d’occupation de cette phase ne semblent pas conservés sauf peut-être à l’extrémité sud du site, où compte tenu de la pente, les sédiments se sont accumulés. A priori, cette phase d’occupation ne peut pas être antérieure au dernier quart du ier ou au début du iie s. Les murs internes constituant la galerie ont recoupé des niveaux situés entre 50 et 70 apr. J.‑C. (US 1043, 1033, 1034, 1035).

5La dernière phase d’occupation du site correspond au moment de l’abandon du fanum. Des traces d’incendie ont été relevées tant au niveau du bâti que dans les couches de démolition. Des remblais ont livré un mobilier situant la phase d’abandon entre la fin du iie au début du iiie s. apr. J.‑C. Les traces d’un foyer (structure non fouillée) ont été mises en évidence lors du décapage. Il semble installé dans la couche de démolition 1036 et se situe au sud du fanum. Sa présence confirme l’hypothèse d’une occupation au moment et peut-être même après l’abandon du fanum.

6La découverte de ce fanum caractérisé par une longue période d’occupation du ier s. av. au iiie s. apr. J.‑C. et par les nombreuses transformations de son architecture, devrait aboutir à la mise en place d’une fouille programmée biannuelle à partir de 1999, l’emprise du site ayant été extraite du programme de lotissement pour constituer une réserve archéologique.

Fig. 1 – Plan d’ensemble du fanum et des sondages réalisés

Fig. 1 – Plan d’ensemble du fanum et des sondages réalisés

DAO : M. Baillieu (Afan).

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Plan d’ensemble du fanum et des sondages réalisés
Crédits DAO : M. Baillieu (Afan).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/114834/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 182k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Michel Baillieu, « Vannes – Bilaire » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Bretagne, mis en ligne le 07 février 2022, consulté le 11 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/114834

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Auteur

Michel Baillieu

Afan

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Responsable d’opération

Michel Baillieu

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