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Année de l'opération :
2003Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Cette opération de diagnostic préalable à la réalisation d’un lotissement se situe sur une parcelle localisée à environ 500 m de la mer, au creux d’une vallée sèche tapissée d’argile de décalcification entourée par trois mornes calcaires. Cette configuration particulière est caractéristique de la région géographique des « Grands Fonds » qui couvre la moitié sud de la Grande Terre.
2La proximité d’un site amérindien tardif installé sur la plage de l’Anse Canot en contrebas du morne sud et la proximité de deux anciennes habitations-sucreries sur les mornes est et ouest, Dampierre et Dunoyer dont on peut encore apercevoir les ruines des moulins à vent, justifiaient cette opération préventive consistant à détecter les vestiges susceptibles d’être détruits par le projet.
3Parmi les 66 structures en creux mises au jour, 45 sont non datées et une correspond à un épandage amérindien renfermant quelques tessons, des coquillages et un peu de corail.
4La période coloniale est illustrée par une concentration de trous de poteau dont la répartition relativement dense dans le quart nord-est de la parcelle a nécessité l’ouverture d’une fenêtre de 300 m2. Elle a permis de reconnaître un premier bâtiment fondé sur trous de poteau, de 18,50 m de long sur 2,70 m de large d’orientation nord-sud, implanté en rupture de pente, dans la zone où le tuf commence à affleurer. Les aménagements fouillés ont montré que leur creusement a entaillé le tuf sur une vingtaine de centimètres pour une profondeur restituée de 50 cm environ. Cette structure, élaborée en matériaux périssables ne présente aucune trace de sol ni de mur en raison de la mise en culture de la parcelle à la suite de son abandon. Doté d’une double rangée de trous de poteau, le plan rappelle celui des cases d’esclaves utilisé dans les habitations dont la structure a perduré après 1848 pour les cases de travailleurs. Une seconde structure, parallèle au premier, a également été découvert mais son plan est plus incertain.
5Le mobilier recueilli, très rare et composé essentiellement de fragments de tuile et d’un tuyau de pipe en faïence blanche, ne permet pas de dater précisément l’abandon de ces bâtiments ni l’époque de leur construction. Les archives ne renseignent guère plus dans la mesure où ceux-ci ne figurent ni sur la Carte des Ingénieurs du Roy établie en 1770 ni sur la carte marine de 1867, alors que les différentes constructions qui composent les deux habitations y sont clairement représentées. Leur implantation médiane entre ces deux propriétés ne permet pas de savoir à laquelle ils appartiennent. Il est possible qu’ils soient postérieurs à 1852, date à laquelle la sucrerie Dampierre est rachetée par sa voisine, (renseignements sur l’historique de l’habitation Dampierre fournis par H. et D. Parisis).
Pour citer cet article
Référence électronique
Christine Etrich, « Le Gosier – Dampierre » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Espace Caraïbes, mis en ligne le 02 mars 2022, consulté le 15 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/118271
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