Le Molay-Littry – 2 rue de la Moignerie
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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
164325Chronologie :
époque contemporaineNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le projet d’aménagement des parcelles AC 11, 15 et 132 par la SAS Les jardins de la Pigache a conduit à l’émission d’un arrêté de prescription de diagnostic archéologique. Les travaux s’inscrivent dans une emprise de 24 636 m2 exploitée en pâture. Cet herbage se trouve au nord de la zone urbanisée du bourg du Molay-Littry. Ses côtés ouest et sud bordent deux zones loties, tandis que son côté oriental est matérialisé par le ruisseau du Petit Bosq et son côté nord par le chemin de l’Église.
2Le contexte archéologique connu pour cette commune est plutôt pauvre. Cela est largement dû à l’absence d’opérations d’archéologie préventive. Cette opération était avant tout l’occasion de tenter une première approche du potentiel archéologique de ce territoire.
3Le diagnostic peut être qualifié de positif puisque 44 structures ont été portées à l’inventaire. Il s’agit de structures fossoyées dont 37 sont des fossés et 7 sont des fosses. Les fossés ne définissent pas de formes encloses isolées ; il s’agit de limites de parcelles agricoles dont certaines sont encore actives sur le cadastre actuel.
4Ce modeste corpus de structures a permis d’établir un premier phasage des aménagements parcellaires du secteur. Ainsi, il est établi que la phase parcellaire actuellement active avait déjà cours au début du xixe s. Il apparaît aussi que cette phase parcellaire actuelle semble avoir connu des états antérieurs, sous la forme de fossés disposés perpendiculairement les uns aux autres et sur des orientations semblables aux orientations des parcelles actuelles. Le manque de mobilier associé interdit toute approche chronologique de l’origine de cette phase de partition de l’espace.
5L’autre enseignement majeur de cette opération concerne l’identification d’une phase d’aménagement parcellaire antérieure à la phase actuelle. Deux arguments plaident en faveur de la définition de cette phase antérieure : la discordance d’orientation des fossés ou tronçons de fossés la constituant et l’antériorité d’un des tronçons participant à cette phase antérieure constatée à l’intersection de celui-ci avec un tronçon de fossé participant de la phase actuelle sous sa forme fossile. La longue ligne fossoyée qui traverse obliquement l’emprise en direction du ruisseau du Petit Bosq évoque un cheminement. De la même manière que pour la phase actuelle, aucun mobilier associé à cette phase parcellaire ne permet de faire une approche chronologique de sa période d’activité ni d’évaluer le hiatus qui sépare ces deux phases.
6Quoi qu’il en soit des limites des enseignements que l’on peut tirer de ce seul premier test du potentiel archéologique du Molay-Littry, on ne peut exclure que la phase parcellaire antérieure remonte à des périodes anciennes, éventuellement protohistoriques et que la phase parcellaire actuelle trouve son origine dans des périodes historiques assez reculées. Ce ne sont là que des possibilités mais qui demandent à être confirmées ou infirmées par des explorations préventives supplémentaires.
Pour citer cet article
Référence électronique
David Flotté, Loïc Ménager et Laurent Vipard, « Le Molay-Littry – 2 rue de la Moignerie » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 14 mars 2022, consulté le 14 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/120233
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