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HomeExcavations districtsAuvergne-Rhône-Alpes202138 – IsèreVienne – Montée des Épies

2021
38 – Isère

Vienne – Montée des Épies

Opération préventive de diagnostic (2021)
Archaeological project director: Jean-Marc Lurol

Editor's notes

Organisme porteur de l’opération : Inrap

Lurol J.-M. 2021 : Vienne (Isère, Auvergne-Rhône-Alpes) montée des Épies, rapport de diagnostic, Bron, Inrap.

Full text

1Le diagnostic, réalisé montée des Épies à Vienne, dans un quartier de la ville où la richesse archéologique n’est plus à démontrer, a été prescrit par le SRA en raison d’un projet de construction d’une maison individuelle dont les travaux envisagés peuvent impacter d’éventuels vestiges présents dans le sous-sol.

2Ce diagnostic archéologique, qui a permis d’étudier 12 % d’une emprise foncière d’environ 200 m2, apporte évidemment une vision restreinte de l’occupation ancienne, et plus particulièrement antique, qui s’est déroulée sur cet espace. À cela vient s’ajouter le fait que des travaux récents, caractérisés par le creusement de vastes fosses, sont venus perturber considérablement le sous-sol. Néanmoins, on peut effectuer plusieurs constats et ouvrir quelques hypothèses.

3Tout d’abord, à partir de la lecture de la stratigraphie, on constate qu’il y a eu sur cet espace des apports considérables de matériaux sédimentaires au cours de l’Antiquité, qui ont exhaussé le niveau du sol de plus de 2 m. Il s’agit visiblement d’apports anthropiques, car, du fait de la position de ce secteur dans la topographie de la ville (sur une partie sommitale), les apports naturels (colluvions) devaient être négligeables. L’objectif de ce remblaiement était destiné à aménager, sur un terrain certainement en pente à l’origine, ou en légère pente, des surfaces planes, adaptées pour recevoir des constructions. Ceci induit forcément, pour maintenir en place ces remblais, l’existence d’un mur de soutènement au niveau de l’amorce de la pente, c’est-à-dire approximativement vers la limite nord – nord-est de la parcelle d’étude. Actuellement, la parcelle du projet (AN 302) est un espace plat qui se situe, côté nord, à la limite d’une rupture de pente qui plonge en direction de la vallée de la Gère mais, à l’origine, la pente devait sans doute s’amorcer plus en amont.

4Ensuite, dans la parcelle elle-même, l’occupation antique se caractérise par la présence d’un bâtiment représenté par deux tronçons et des démolitions de murs et peut-être un radier de sol (fig. 1). Les deux murs devaient se rejoindre pour constituer l’angle sud-est (non conservé) d’un bâtiment ou d’une pièce de bâtiment. Tous ces vestiges apparaissent peu enfouis dans le sous-sol de la parcelle, à partir de 0,25 m de profondeur (cf. arasement du mur Mr.4). Leur présence, par contre, se limite uniquement à la partie ouest du sondage : en allant vers l’est leur extension a été détruite par les fosses contemporaines. Reportés dans le contexte antique de ce quartier de la ville (fig. 2), ces vestiges sont trop ténus pour entrevoir une correspondance avec les découvertes réalisées jusqu’à présent, mais on remarque toutefois que les murs Mr.2 et Mr.4 suivent des orientations quasi similaires (nord-4/5° ouest) à celles de certaines structures maçonnées (sites 1, 7 et 11 sur la fig. 2).

Fig. 1 – a, contexte archéologique du quartier ; b, les établissements religieux aux xviie et xviiie s.

Fig. 1 – a, contexte archéologique du quartier ; b, les établissements religieux aux xviie et xviiie s.

DAO : C. Marcellin (Inrap), d’après R. Bony.

Fig. 2 – Plan du sondage et des vestiges

Fig. 2 – Plan du sondage et des vestiges

Échelle : 1/50e.

DAO : J.-M. Lurol (Inrap).

5Sur le plan chronologique, il est difficile d’apporter des datations pour l’aménagement de ce secteur et pour le bâtiment repéré avec, uniquement comme indices, trois tessons de céramique et quelques fragments d’enduits peints éparpillés au sein de la stratigraphie (fig. 3). Le niveau de précision ne peut pas aller au-delà du Haut-Empire.

Fig. 3 – a et b, mobilier céramique ; c, fragments d’enduits peints

Fig. 3 – a et b, mobilier céramique ; c, fragments d’enduits peints

Clichés et DAO : E. Ferber, J.-M. Lurol (Inrap).

6Au final, l’existence d’une occupation antique, peu enfouie, est donc bien attestée vers l’angle nord-ouest de la parcelle, mais la présence de vastes fosses contemporaines, qui se développent au-delà de l’emprise du sondage, laisse évidemment peu de possibilité à la conservation de vestiges autour du sondage mais aussi sur le reste de la parcelle, sinon de façon très lacunaire.

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List of illustrations

Title Fig. 1 – a, contexte archéologique du quartier ; b, les établissements religieux aux xviie et xviiie s.
Credits DAO : C. Marcellin (Inrap), d’après R. Bony.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/128059/img-1.jpg
File image/jpeg, 459k
Title Fig. 2 – Plan du sondage et des vestiges
Caption Échelle : 1/50e.
Credits DAO : J.-M. Lurol (Inrap).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/128059/img-2.jpg
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Title Fig. 3 – a et b, mobilier céramique ; c, fragments d’enduits peints
Credits Clichés et DAO : E. Ferber, J.-M. Lurol (Inrap).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/128059/img-3.jpg
File image/jpeg, 944k
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References

Electronic reference

Jean-Marc Lurol, “Vienne – Montée des Épies” [Note of archaeological project], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [Online], Auvergne-Rhône-Alpes, Online since 15 November 2022, connection on 06 September 2026. URL: http://journals.openedition.org/adlfi/128059

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