Béhéricourt – Aménagement de la Place Publique
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Année de l'opération :
2010Numéro d’opération :
9970Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Suite à un projet d’aménagement paysager de la Place Publique dans la commune de Béhéricourt, l’Inrap a réalisé un diagnostic sous la forme de cinq tranchées linéaires dans le sens du versant sur une surface de 4 935 m2. La surface des ouvertures représente 13,89 % des terrains accessibles. L’opération s’est révélée positive avec la découverte de 51 vestiges caractérisant deux phases d’occupations distinctes. L’une perdure de la fin du viie s.-début du viiie s. à la fin du xie s.-début du xiie s. et l’autre se limite de la fin du xve s. au xvie s. Le projet s’inscrit sur un versant couvert d’une pâture et d’un bois. Le substrat correspond à des formations du Cuisien avec des limons sableux de bas de pente et de glacis et en partie supérieure des sables de Cuises. Le sommet du cirque ceinturant le village montre un affleurement des argiles de Laon (Yprésien supérieur) surmonté d’une formation du Lutétien inférieur de pierre à liards et de glauconie grossière. Sur le terrain, les vestiges s’ouvrent entre 0,40 et 0,80 m de profondeur. La terre végétale (30 cm) couvre une strate remaniée par les travaux agricoles variant de 10 à 40 cm d’épaisseur. Le substrat sableux devient plus argileux en bordure ouest du terrain. Concernant la première phase d’occupation, des fossés, des fosses, silos, des édifices sur solins ou excavés témoignent d’un habitat de type rural peu dense et antérieur à la construction en pierre du château-fort dont les vestiges les plus anciens sont une cave en pierre du xiie s. La question se pose d’un possible état antérieur en matériau plus périssable comme le bois de cette forteresse avec l’établissement d’un village ou d’une basse-cour aux abords immédiats auxquels participeraient les éléments retrouvés. À la suite de leur arasement et vraisemblablement la remise en culture du terrain devant les portes de la forteresse, le terrain ne portera plus d’aménagement avant la fin du xve s. ou le début du xvie s. Les vestiges, quelques fosses et des constructions en bordure de la rue du Moutoir suggèrent la construction d’un habitat ou d’une petite ferme dont le mobilier recueilli témoigne de la situation peu aisée des propriétaires. Cet habitat sera incendié et le terrain sera rendu à des cultures dont la mécanisation sera à l’origine de la destruction de la majeure partie des vestiges de cette seconde phase d’occupation. Cette intervention s’avère également importante dans la mesure où elle permet de documenter les phénomènes de ventes et de circulations des produits comme la céramique. Elle permet également de compléter les données concernant les productions régionales et leurs évolutions et d’aborder ainsi un lieu développé sous l’influence des premiers évêques de Noyon.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Plan de phasage des occupations |
| Crédits | DAO : M. Derbois, R. Debiak (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/129173/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 675k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Martine Derbois, « Béhéricourt – Aménagement de la Place Publique » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Hauts-de-France, mis en ligne le 28 novembre 2022, consulté le 05 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/129173
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