Pleubian – Prélèvement sur l’îlot de Roc’h Louet
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Année de l'opération :
2015Numéro d’opération :
302749Nature de l'opération :
prospection inventaireNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Université de Rennes 1
Texte intégral
1Le site de Roc’h Louet est localisé sur un îlot rocheux orienté nord-sud composé d’un plateau bas végétalisé et surmonté de saillantes lithiques au nord et au centre. Dans la partie nord de l’île un ensemble d’ossements humains avait été identifié plus ou moins en relation avec un amas coquillier. Dans le cadre du projet ALeRT (Archéologie, Littoral et Réchauffement Terrestre), une sortie sur place accompagnée du garde du littoral de la réserve du Sillon de Talbert, Julien Houron, fut organisée le 9 mars 2015. L’objectif de la sortie était de suivre l’érosion du site qui menace la conservation des vestiges archéologiques, et de profiter de cette opération pour effectuer un prélèvement dans l’amas de coquillages (10 l), afin de mener une analyse paléoenvironnementale et archéo-malacologique des vestiges, et de préciser la chronologie du site.
2L’opération a consisté en un redressement partiel de la coupe et un prélèvement dans l’amas coquillier, afin d’identifier la relation stratigraphique entre les ossements et l’amas. Le dépôt de coquilles est déposé sur un niveau de loess. Les ossements datés par AMS du xive s. sont plus récents que l’amas, car ils ont été placés en creusant celui-ci. Les sépultures médiévales ont été creusées dans le dépôt coquillier de l’âge du Fer, ce qui a permis de conserver les ossements en bon état. Le redressement de la coupe a montré que l’un des squelettes, encore en place, fut placé dans un fossé creusé dans l’amas. L’occupation protohistorique devrait se situer plus à l’intérieur de l’îlot, mais aucune trace d’occupation n’est visible actuellement sur la surface de l’îlot à cause de l’important couvert végétal. La présence de ce dépôt montre l’occupation du site à la période de La Tène. Une datation sur des morceaux de charbon de bois brûlés a été réalisée par le laboratoire Beta Analytics et donne un résultat de 360-170 cal BC.
3Au total, neuf litres de sédiments ont été prélevés, quatre litres localisés sous le squelette attribué à l’époque médiévale et cinq litres dans les niveaux coquilliers adjacents. Les prélèvements ont été tamisés à l’eau douce avec une maille de 4 et 2 mm, puis triés par Meritxell Monrós au laboratoire Archéosciences de l’université Rennes 1. Caroline Mougne a ensuite réalisé l’étude malacologique (détermination, biométrie et observation des stigmates) et la rédaction du rapport.
4L’accumulation des coquilles de Roc’h Louet semble bien correspondre à un dépotoir anthropique. L’exploitation des coquillages marins y est caractérisée par une forte représentation de la patelle qui est de loin le coquillage le plus consommé. Le choix des patelles pourrait être dû à un facteur d’accessibilité. En effet, elles peuvent se collecter à pied sec quasi quotidiennement dès le haut estran. Les populations gauloises auraient ainsi sélectionné une espèce disponible quotidiennement et en abondance sur les côtes.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Vue générale du dépôt coquillier et localisation des squelettes |
| Crédits | Cliché : C. Dupont. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/133839/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 735k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Pau Olmos Benlloch, « Pleubian – Prélèvement sur l’îlot de Roc’h Louet » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Domaine public maritime, mis en ligne le 18 janvier 2023, consulté le 11 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/133839
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