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2013
Littoral Mer du Nord, Manche, Atlantique

Au large de Boulogne-sur-Mer et Calais – Vedettes lance-torpilles à Boulogne-sur-Mer, épave non identifiée à Calais

Prospection diachronique (2013)
Responsable d’opération : Jean-François Jeu

Entrées d’index

Année de l'opération :

2013

Numéro d’opération :

301990
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Fédération française d’études et de sports sous-marins

Texte intégral

1Le Groupe de plongées épaves du comité départemental du Pas-de-Calais de la FFESSM a eu deux sujets de recherches sous forme de prospections autorisées.

2Le premier concerne les vedettes lance-torpilles coulées le 13 juin 1944 dans la zone de Boulogne-sur-Mer au large du cap d’Alprecht dont les principaux vestiges sont à la position 50° 41,310’ N et 1° 28,206’ E (WGS 84) ; le second se rapporte à une épave inconnue du Shom, découverte par le dragueur de mines Pégase dans la région de Calais ; point transmis par le Shom : 51° 02,000’ N et 2° 01,373’ E (WGS 84).

Boulogne-sur-Mer

3La problématique de la recherche est la suivante : les vedettes lance-torpilles allemandes stationnées à Boulogne-sur-Mer et pouvant disposer d’abris au Havre représentaient une menace réelle pour le trafic transmanche des alliés quelques jours après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Un certain nombre d’entre-elles ont été détruites au cours de plusieurs raids aériens le 13 juin 1944. Une épave et une hélice retrouvées à proximité correspondent à l’une d’elles, probablement la S 189. Lors de prospections sonar réalisées en 2011 sur le site, avec l’équipe de l’Adramar, trois autres éléments ont pu être localisés (une torpille (?) une possible hélice, une masse pouvant correspondre à la Panzer Kalotte). Plusieurs plongées de prospection réalisées en 2012 n’ont pas permis de retrouver les objets vus au sonar. L’exploration 2013 a été contrariée par l’intervention des plongeurs démineurs qui ont déplacé et détruit les torpilles qui matérialisaient parfaitement l’avant de l’épave. La disparition des torpilles (qui constituaient le « clou » de la plongée), faite sans nous prévenir, a fortement réduit la motivation des plongeurs du Groupe de plongées épaves à retourner sur ce site. Nos efforts se sont portés sur les moteurs dont l’ensablement ne permet que des présomptions quant à leur identification, mais elles nous paraissent suffisantes pour penser qu’il s’agit de la vedette S 189 et qu’il faut rattacher à cette épave, l’hélice clairement identifiée car marquée S 189 retrouvée à distance, soit parce que l’explosion aurait entraîné un véritable éparpillement des vestiges, soit qu’elle ait été déplacée par des chaluts passant presque quotidiennement dans cette zone. La recherche des S 178, S 179, R 97 dont nous savons, de par notre étude en archives, qu’ils ont coulé lors de la même opération, n’a pas progressé malgré nos contacts facilités par le commandement de la Marine à Dunkerque avec les chasseurs de mines tripartite (CMT) de la Marine nationale.

Site de Calais

4Le chasseur de mines Pégase (CMT) lors d’une opération de cartographie du chenal d’accès des cargos au port de Dunkerque et du futur terminal méthanier, entre Calais et Gravelines, a découvert une épave jusqu’alors inconnue. Les plongeurs démineurs y ont fait une seule plongée dans des conditions de visibilité très mauvaise et ont découvert une épave complète de 30 m de long, 8 m de large, dépassant du fond de 7 m. Nous avons plongé les 8, 9, 29 et 30 juin 2013 et confirmons l’impression d’une épave complète.

5La prospection n’a pu se faire qu’à hauteur du pont et simplement à l’extérieur de l’épave pour des raisons de sécurité : la visibilité avec éclairage puissant ne dépassant pas 1 m avec des risques d’accrochage majeurs. L’identification de cette épave probablement sous pavillon allemand durant le deuxième conflit mondial d’après la rumeur venant de plongeurs indépendants, située dans une zone de mauvaise visibilité, près de la côte et d’un chenal profond régulièrement dragué, sera difficile. L’absence totale d’indices sur l’année du naufrage rend le travail en archives trop aléatoire pour être entrepris.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Jean-François Jeu, « Au large de Boulogne-sur-Mer et Calais – Vedettes lance-torpilles à Boulogne-sur-Mer, épave non identifiée à Calais » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Domaine public maritime, mis en ligne le 03 mai 2023, consulté le 06 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/137794

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Auteur

Jean-François Jeu

Groupe de plongées épaves du comité départemental du Pas-de-Calais de la FFESSM

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Responsable d’opération

Jean-François Jeu

Groupe de plongées épaves du comité départemental du Pas-de-Calais de la FFESSM

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