La Riche – Zac des Minimes
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Année de l'opération :
1998Numéro d’opération :
064532Sujets :
industrie lithique, poterie, céramique protohistorique, habitat, édifice funéraire, sépulture, fourNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Afan
Texte intégral
1Le projet de Zac des Minimes se développe au nord d’une voie rapide construite en pied de levée, qui sépare le périmètre de la Zac des berges du Cher. Les emprises enserrent à l’est le mur d’enclos de l’ancien couvent des Minimes, fondé après la mort de Louis XI par Saint-François de Paule, appelé d’Italie en 1482 par le roi. Le projet est localisé en plaine alluviale du Cher et, de ce fait, bénéficie d’un contexte géologique particulier. Les formations alluvionnaires d’âge récent (quaternaire) qui se sont déposées en fond de vallée sont représentées par des alluvions modernes argileuses et sablo-graveleuses. Leur épaisseur varie de façon plus ou moins régulière, entre 2 à 3 m en bordure du coteau calcaire au sud et 8 m à proximité du Cher.
2L’intervention a permis de découvrir quatre sites jusqu’alors inconnus, qui prouvent une occupation ancienne de ce secteur (en dépit de sa réputation hostile liée à son caractère longtemps inondable).
3Un premier site présente un épais niveau de sédiment remanié contenant une grande quantité de mobilier (industrie lithique et productions céramiques) attribué à des productions allant du Néolithique au Bronze final. Une série de structures excavées indique la présence d’un habitat (et sans doute la proximité d’un bâtiment). La densité et l’étendue des structures liées à cette occupation restent à préciser.
4L’extension du décapage autour de ce site a permis de découvrir un secteur funéraire. Cinq inhumations ont été mises en évidence (apparition des os), deux à trois supplémentaires sont pressenties sur les 30 m2 de ce décapage. Les sépultures sont orientées, mais elles n’ont livré aucun élément de datation.
5Un second site a livré la plus grande série de structures, mais avec très peu de mobilier associé et aucun niveau d’occupation. L’organisation en plan des aménagements, dont la plupart est interprétée comme des trous de poteau, suggère la présence d’un bâtiment dont la fonction est indéterminée.
6Un dernier site présente plusieurs structures caractéristiques, remarquables par leurs contours rubéfiés et associés à des concentrations de charbons. Les structures sont très proches les unes des autres ; elles sont quasiment alignées et disposées suivant un axe nord-sud. La fouille intégrale de ces aménagements permet d’affirmer qu’il s’agit de fours domestiques (dont les parois de sable rubéfié ne dépassent pas 5 cm d’épaisseur), associés à des fosses de travail.
Pour citer cet article
Référence électronique
Thibaud Guiot, « La Riche – Zac des Minimes » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 09 mars 2015, consulté le 09 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/14140 ; DOI : https://doi.org/10.4000/adlfi.14140
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