Cléon – Quartier des Arts et des Fleurs, Les Feugrais, nord de l'église Saint-Martin
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Année de l'opération :
2020Numéro d’opération :
173209Chronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, époque médiévale, Haut Moyen ÂgeNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le diagnostic archéologique résultait d’un projet de réaménagement urbain d’une surface d’un peu plus de 8 531 m2, du centre-ville de Cléon. Il concerne les parcelles cadastrées AO 703, 774, 775, 776, 777, 702, 79 285 pp et 103. Les terrains se trouvent directement au nord de l’actuelle mairie. Au xixe s., ces espaces étaient construits de maisons en briques et en calcaire, agrémentées de jardins privatifs. Nous sommes intervenus après la démolition de ces bâtiments et la dépose des différents fluides. À l’issue de l’opération de diagnostic, et contre toute attente, la presque totalité de l’emprise disponible a révélé un grand nombre de faits archéologiques. Il s’agit de vestiges attribués au Bas-Empire et au haut Moyen Âge. Cette partie de la commune est implantée sur un vaste dôme de grave et de sable appartenant vraisemblablement à une vaste montille consécutive à un écoulement en tresses du fleuve.
2Les vestiges archéologiques correspondent à des trous de poteaux, des fosses, des fossés et de possibles « fonds de cabanes ». Le mobilier est constitué de céramique, de faune, d’un outil en bois de cerf, de fibules et de monnayage. Il faut également noter, dans une moindre mesure, des fragments de terre cuite architecturale (tegulae et imbrex). Des blocs de calcaire, pour certain équarris, sont également présents, utilisés comme calages de poteaux. Une partie des structures s’ouvre au sein d’un limon sableux très organique assimilable à des « terres noires » ou, du moins, à un lambeau d’horizon A. Un nettoyage fin et partiel d’une partie de cette unité stratigraphique laisse apparaître un certain nombre d’aménagements structurés, révélant la présence de bâtiments sur poteaux, ou bien peut-être sur fondations légères. Les dix tranchées qui ont été ouvertes livrent un minimum de 120 faits archéologiques. Au sein de l’Us 3, un certain nombre de restes osseux apportent des informations pertinentes sur la gestion et la consommation des espèces animales. L’utilisation permanente d’un détecteur de métaux a permis la découverte de quelques monnaies et objets en alliage cuivreux.
3Ces découvertes permettent d’entrevoir la mise en place d’un habitat qui peut être le lieu fondateur de l’actuel village. L’église, distante de 50 m au sud, semble confirmer ces observations. De telles concentrations de structures sont à rapprocher du site des « Errants, zone C » au Val-de-Reuil, qui concentre, autour d’une vaste villa, des occupations très denses, contemporaines de celles mises au jour ici.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Plan général des vestiges |
| Crédits | Levé topographique : S. Calduch ; DAO : V. Théron. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/151601/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 594k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Bruno Aubry, Yves-Marie Adrian et Fabien Pilon, « Cléon – Quartier des Arts et des Fleurs, Les Feugrais, nord de l'église Saint-Martin » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 13 décembre 2023, consulté le 18 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/151601
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