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AccueilRégionsAuvergne-Rhône-Alpes201815 – CantalLaroquebrou – Le Château

2018
15 – Cantal

Laroquebrou – Le Château

Opération préventive de diagnostic (2018)
Responsable d’opération : Daniel Parent

Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Inrap

Parent D. 2018 : Laroquebrou, Cantal, Auvergne-Rhône-Alpes, Le château : rapport de diagnostic, Clermont-Ferrand, Inrap.

Texte intégral

1Cette intervention est motivée par le projet de rénovation du site du château de Laroquebrou, situé dans le département du Cantal, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Aurillac, et à 7 km du département de la Corrèze. Le château semble trouver son origine au xiiie s., sous l’égide de la famille de Montal.

Fig. 1 – Localisation de l’opération sur fond cadastral (RGF 93)

Fig. 1 – Localisation de l’opération sur fond cadastral (RGF 93)

DAO : Inrap.

2Son aspect actuel ne correspond pas à un état initial, ni même à une seule époque, mais au résultat de plusieurs étapes, à la fois de constructions, mais surtout de dégradations. Il est constitué aujourd’hui d’un corps de logis postmédiéval, encadré par trois tours et les ruines d’un donjon indépendant, dominant la ville au sommet d’un relief escarpé, aménagé avec un système de terrasses périphériques qui reprennent probablement le tracé des remparts. Vendu comme bien national, il semble que l’essentiel des dégradations soit intervenu durant la seconde moitié du xixe s. Le bâtiment a également abrité une école pendant la première moitié du xxe s. Acquis par la municipalité en 1962, il a progressivement été restauré et inscrit au titre des monuments historiques en 1972. Le monument est, par ailleurs, relativement bien documenté graphiquement, et plusieurs érudits se sont intéressés à son histoire.

3Ce diagnostic, et notamment l’implantation des sondages, s’inscrivaient donc dans ce cadre, en ayant pour objectifs, outre l’évaluation « généraliste » du potentiel archéologique, d’étudier les vestiges liés à l’aile du « Midi » disparue depuis le xixe s., ainsi qu’un éventuel système défensif à l’entrée du château.

4En ce qui concerne ce dernier point, le sondage ouvert à l’angle nord-est du bâtiment n’a révélé qu’une succession de couches de remblais issus de démolition, sur une profondeur de 2 m sans atteindre le rocher. Les deux sondages ouverts sur la terrasse, à l’emplacement d’ailes détruites, ont confirmé la présence de murs, pour partie visibles, en arrachement sur les élévations conservées, mais qui s’avèrent appartenir à plusieurs campagnes de constructions, contrairement à l’image unitaire donnée par les restitutions. La présence d’un sous-sol (cave) paraît également possible sous la terrasse actuelle.

5Le substrat n’a pas pu être suivi dans l’intégralité des sondages, mais quelques points d’observation confirment un relief abrupt et l’utilisation du rocher affleurant en partie sommitale, permettant d’asseoir directement les constructions. Il est vraisemblable, bien que le substrat n’ait pas été atteint dans certains secteurs, que l’ensemble des maçonneries « descendaient » jusqu’au rocher, contrairement à l’image que donne aujourd’hui la présence des terrasses, en grande partie modernes, mais dont le mobilier (xviiie s.) issu du comblement « extérieur » à l’emprise des anciens bâtiments, montre qu’il existait des niveaux de sol à cet emplacement au moment des destructions. Le mobilier (xviie s.) recueilli dans la partie du sondage 2, correspondant à l’emprise du bâtiment, conserve des éléments datant de son occupation. Enfin, pour la partie équivalente du sondage 1, le mobilier confirme une réutilisation au xxe s. de l’espace.

Fig. 2 – Parement sud et tour ouest au second plan avec l’arrachement M1.1 (pas exactement dans l’axe)

Fig. 2 – Parement sud et tour ouest au second plan avec l’arrachement M1.1 (pas exactement dans l’axe)

Cliché : Inrap.

Fig. 3 – Vue aérienne des sondages 1 et 2 et des directions des différentes maçonneries de l’aile du « Midi » disparu

Fig. 3 – Vue aérienne des sondages 1 et 2 et des directions des différentes maçonneries de l’aile du « Midi » disparu

Pilotage drone et cliché : F. Olivier.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Localisation de l’opération sur fond cadastral (RGF 93)
Crédits DAO : Inrap.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/155525/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 409k
Titre Fig. 2 – Parement sud et tour ouest au second plan avec l’arrachement M1.1 (pas exactement dans l’axe)
Crédits Cliché : Inrap.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/155525/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 260k
Titre Fig. 3 – Vue aérienne des sondages 1 et 2 et des directions des différentes maçonneries de l’aile du « Midi » disparu
Crédits Pilotage drone et cliché : F. Olivier.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/155525/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 701k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Daniel Parent, « Laroquebrou – Le Château » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Auvergne-Rhône-Alpes, mis en ligne le 22 février 2024, consulté le 14 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/155525

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Auteur

Daniel Parent

Inrap

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Responsable d’opération

Daniel Parent

Inrap

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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