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Année de l'opération :
2020Numéro d’opération :
027819Nature de l'opération :
archéologie du bâtiTexte intégral
1Suite aux opérations archéologiques menées par Hadès en 2005 et l’Inrap en 2018 sur la tour Lacassagne, des travaux de restauration ont été lancés en 2019 par la municipalité de Boé, afin d’y abriter la Maison de la Garonne. Les premiers travaux ont conduit à la découverte de l’extrados d’une voûte en briques dans l’aile ouest de l’édifice, impliquant l’existence d’une construction en sous-sol jusqu’alors ignorée. Une intervention archéologique, préconisée par le SRA Nouvelle-Aquitaine, a eu lieu en janvier 2020 afin d’étudier cette structure avant la poursuite des travaux.
2La tour Lacassagne est une construction du xive s. à laquelle ont été adossés deux bâtiments à l’est et à l’ouest durant la période moderne. Une reconnaissance de 1670 mentionne ces remaniements et précise que l’aile ouest se compose d’« une petite chambre, cuisine et une décharge, l’autre étage consistant en grenier, dans l’enclos de la cour, ledit bâtiment joignant icelle n’étant pas si élevé » (AD 33, C 2245 [liasse 2], reconnaissance d’Étienne Laborde, 1670). La plateforme sur laquelle s’élève la tour a été creusée afin de fonder cette nouvelle construction et permettre l’aménagement d’une fosse, située sous le rez-de-chaussée de la pièce sud du bâtiment. Cette structure présente une surface quadrangulaire de 4,6 m2, circonscrite par des murs en appareillage mixte (briques et moellons calcaires). Elle est couverte par une voûte en anse de panier présentant une hauteur de 1,67 m à la clé. Un conduit vertical en briques, intégré dans l’épaisseur du mur sud du bâtiment, s’élève depuis la fosse jusqu’au premier étage de l’aile ouest. Un étroit couloir permet en outre la communication entre le conduit vertical, la fosse et l’extérieur du bâtiment, grâce à une ouverture en plein cintre percée dans le mur sud de l’édifice.
3La présence de ce couloir, exempt de système de fermeture, semble exclure la fonction de citerne. L’hypothèse d’un lieu de stockage paraît également peu probable au vu des difficultés que recouvre l’accès à cette fosse. La présence du conduit vertical, intégré dans l’épaisseur du mur sud et les caractéristiques architecturales de la fosse tendent plutôt à lui attribuer une fonction de dépotoir ou de lieu d’aisance. Les remblais qui comblaient la fosse sur 70 cm de hauteur en moyenne contenaient de nombreux fragments de céramique glaçurée, de faïence, de verre et de débris métalliques. Ces remblais impliquent ce type d’usage durant la période contemporaine, après un probable curage de la fosse à la fin de la période moderne.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Fosse et départ du conduit vertical en briques |
| Crédits | Cliché : L. Soulard. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/164600/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,6M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Laura Soulard, « Boé – Tour Lacassagne » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 25 juin 2024, consulté le 13 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/164600
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