Navigation – Plan du site

AccueilRégionsNouvelle-Aquitaine202047 – Lot-et-GaronneBoé – Tour Lacassagne

2020
47 – Lot-et-Garonne

Boé – Tour Lacassagne

Relevé d’architecture (2020)
Responsable d’opération : Laura Soulard

Entrées d’index

Année de l'opération :

2020

Numéro d’opération :

027819

Sujets :

tour, fosse, dépotoir

Nature de l'opération :

archéologie du bâti
Haut de page

Texte intégral

1Suite aux opérations archéologiques menées par Hadès en 2005 et l’Inrap en 2018 sur la tour Lacassagne, des travaux de restauration ont été lancés en 2019 par la municipalité de Boé, afin d’y abriter la Maison de la Garonne. Les premiers travaux ont conduit à la découverte de l’extrados d’une voûte en briques dans l’aile ouest de l’édifice, impliquant l’existence d’une construction en sous-sol jusqu’alors ignorée. Une intervention archéologique, préconisée par le SRA Nouvelle-Aquitaine, a eu lieu en janvier 2020 afin d’étudier cette structure avant la poursuite des travaux.

2La tour Lacassagne est une construction du xive s. à laquelle ont été adossés deux bâtiments à l’est et à l’ouest durant la période moderne. Une reconnaissance de 1670 mentionne ces remaniements et précise que l’aile ouest se compose d’« une petite chambre, cuisine et une décharge, l’autre étage consistant en grenier, dans l’enclos de la cour, ledit bâtiment joignant icelle n’étant pas si élevé » (AD 33, C 2245 [liasse 2], reconnaissance d’Étienne Laborde, 1670). La plateforme sur laquelle s’élève la tour a été creusée afin de fonder cette nouvelle construction et permettre l’aménagement d’une fosse, située sous le rez-de-chaussée de la pièce sud du bâtiment. Cette structure présente une surface quadrangulaire de 4,6 m2, circonscrite par des murs en appareillage mixte (briques et moellons calcaires). Elle est couverte par une voûte en anse de panier présentant une hauteur de 1,67 m à la clé. Un conduit vertical en briques, intégré dans l’épaisseur du mur sud du bâtiment, s’élève depuis la fosse jusqu’au premier étage de l’aile ouest. Un étroit couloir permet en outre la communication entre le conduit vertical, la fosse et l’extérieur du bâtiment, grâce à une ouverture en plein cintre percée dans le mur sud de l’édifice.

3La présence de ce couloir, exempt de système de fermeture, semble exclure la fonction de citerne. L’hypothèse d’un lieu de stockage paraît également peu probable au vu des difficultés que recouvre l’accès à cette fosse. La présence du conduit vertical, intégré dans l’épaisseur du mur sud et les caractéristiques architecturales de la fosse tendent plutôt à lui attribuer une fonction de dépotoir ou de lieu d’aisance. Les remblais qui comblaient la fosse sur 70 cm de hauteur en moyenne contenaient de nombreux fragments de céramique glaçurée, de faïence, de verre et de débris métalliques. Ces remblais impliquent ce type d’usage durant la période contemporaine, après un probable curage de la fosse à la fin de la période moderne.

Fig. 1 – Fosse et départ du conduit vertical en briques

Fig. 1 – Fosse et départ du conduit vertical en briques

Cliché : L. Soulard.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Fosse et départ du conduit vertical en briques
Crédits Cliché : L. Soulard.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/164600/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 1,6M
Haut de page

Pour citer cet article

Référence électronique

Laura Soulard, « Boé – Tour Lacassagne » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 25 juin 2024, consulté le 13 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/164600

Haut de page

Auteur

Laura Soulard

Articles du même auteur

Haut de page

Responsable d’opération

Laura Soulard

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

Haut de page

Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search