Gaujac, Montpouillan – La Barthe, Les Bartotes
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Année de l'opération :
2020Numéro d’opération :
027994Lieux :
France métropolitaine, Nouvelle-Aquitaine, Département du Lot-et-Garonne, Gaujac (Lot-et-Garonne), MontpouillanChronologie :
Protohistoire, âge du Bronze, Bronze ancien, Bronze moyen, âge du Fer, Premier âge du Fer, Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Haut-Empire romain, Antiquité tardive, époque médiévale, Haut Moyen ÂgeNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le diagnostic réalisé s’inscrit dans le projet d’extension d’une carrière de granulats en vallée de Garonne. Il vient à la suite de plusieurs opérations du même type menées depuis 2004.
2Lors de l’opération, 365 tranchées ont permis de mettre en évidence des traces d’occupation entre l’âge du Bronze ancien et moyen et l’Antiquité tardive.
3Les périodes de l’âge du Bronze ancien/moyen sont caractérisées par la présence de nombreux fragments de céramique et de quelques rares éléments qui suggèrent des occupations construites. La difficulté de lecture dans les sédiments ne permet pas d’affirmer la présence de structures en creux, hormis dans de rares occasions.
4Pour la période de l’âge du Fer et plus particulièrement le premier âge, trois tranchées ont permis de mettre en évidence la présence d’une zone à vocation funéraire. Celle-ci est caractérisée par des dépôts de vases (principal et accessoires) contenant pour les premiers cités des restes osseux humains. Prélevés en totalité lors de l’opération mais non fouillés, ils n’en restent pas moins très identifiables et leurs caractéristiques permettent de proposer une datation du début de la phase moyenne du premier âge du Fer (viie-vie s. et plus précisément 625-550 av. J.-C.).
5Ces dépôts viennent compléter un corpus de nécropoles à incinérations déjà connues dans les environs tels que les sites de la Gravière à Fauillet (Beyneix et al. 1995) et celui de Lesparre à Barbaste (Dumas 2016). Citons encore ceux de Lary à Colayrac-Saint-Cirq (47), de Grand Jean à Aiguillon (47) ou de la Mariniesse à Saint-Sylvestre-sur-Lot (47).
6Lors du diagnostic, il n’a pas été possible de mettre en évidence les traces d’aménagements en relation avec les dépôts (fosses d’installation, tertres). Il est vraisemblable que les vestiges découverts fassent partie d’une nécropole plus largement étendue qui pourrait compter plusieurs tombes supplémentaires.
7La période antique est représentée par deux phases d’occupation, l’une à l’extrême fin du second âge du Fer (fin du iie-milieu du ier s. av. J.-C.) suivi d’un hiatus et d’une seconde occupation du Haut-Empire (fin ier et première moitié du iie s. apr. J.-C.). Les traces d’une occupation antique sont caractérisées par un épandage de matériel, parfois diffus mais qui révèle aussi des concentrations. Le lot le plus important se situe dans la tranchée 99 et un petit fossé qui a livré un assemblage daté première moitié du iie s. apr. J.-C. Rien ne permet de rattacher ces rejets à une occupation construite dans les environs immédiats.
8Un petit bâtiment à la fonction inconnue mais dont le sol intérieur était constitué de mortier de tuileau (hydraulique) est le seul témoin construit d’un édifice antique. Isolé lui aussi dans un contexte qui n’offre pas d’autres structures de la même période, il témoigne peut-être d’aménagements à vocation agricole. Dans cette même zone 1, les seuls probables témoins de constructions sont ceux qui apparaissent sous la forme de quelques trous de poteau dans la tranchée 111 avec un possible niveau de sol de chaux.
9Dans la partie sud de l’emprise entre les zones 2 et 3, l’écho d’une occupation antique se fait plus prégnant et s’articule autour de témoins céramiques tant de la première phase d’occupation que de la seconde et de quelques structures dont en particulier un grand fossé aménagé sur ses deux côtés d’un épandage de galets et de graviers et d’un puits ceint du même épandage de graviers. Pour ténue qu’elle soit, il est à signaler la présence dans trois tranchées de quelques éléments qui permettent d’envisager une occupation plus tardive au vie s. Celle-ci, peu identifiée en milieu rural constitue à elle seule un élément notable dans les résultats du diagnostic.
Pour citer cet article
Référence électronique
Bertrand Ducournau, « Gaujac, Montpouillan – La Barthe, Les Bartotes » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 25 juin 2024, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/164695
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