Aizier – Le Port
Notes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Université de Nantes
Texte intégral
1Cette dernière campagne de fouille d’un programme pluriannuel initié en 2009, s’est déroulée du 12 août au 6 septembre 2013, avec un effectif moyen d’une quinzaine de stagiaires bénévoles. Cette année complémentaire avait pour objectifs principaux de mettre un terme aux points de fouilles engagés depuis l’an passé. Il ressort de cet amoncellement d’ouvrages maçonnés en calcaire un ensemble de terrasses romaines s’étalant sur environ 335 m2. Ces multiples aménagements et restructurations d’une berge totalement artificielle ne présentent jamais les mêmes conditions d’utilisation, offrant ainsi plusieurs possibilités d’accostage et de tirants d’eau, entre le ier s. et le iiie s. apr. J.‑C. (fig. 1).
Fig. 1 – La ligne de quai septentrionale et tardive en cours de nettoyage
Cliché : J. Mouchard (université de Nantes).
2Le premier état en pierre, en partie noyé dans la terrasse tardive, s’apparente à une ligne de quai installée légèrement plus en retrait de quelques mètres. Découverte en 2012, elle a été partiellement démontée en vue d’étudier son remplissage interne et surtout ses fondations (fig. 2). Elle se résume en un puissant parement constitué de dalles équarries, montées à joints vifs et à sec, et retenant un épais blocage surmonté d’un niveau de sol de craie compactée, le tout posé sur un substratum aplani (craie naturelle).
Fig. 2 – Sondage réalisé au sein de la ligne de quai méridionale
Cliché : J. Mouchard (université de Nantes).
3Le second état en pierre, plus étendu vers le nord, propose lui aussi un parement en grand appareil (fig. 1), davantage habillé de blocs peu équarris et proches de l’enrochement. Celui-ci s’agence à l’arrière avec des murs perpendiculaires (raidisseurs), compartimentant ainsi un blocage constitué de moellons de silex et blocs de craie pêle-mêle. Même si le revêtement supérieur de cette dernière terrasse romaine a été en partie récupéré à des périodes plus récentes, les rares lambeaux du dallage encore en place devraient permettre de restituer le sol d’origine.
4Précisons également que la partie méridionale du dernier état de mise en terrasse conserve encore les vestiges de deux puits romains (fig. 3). L’accès à l’un d’entre eux se faisait au moyen d’un escalier perforant le blocage de la terrasse (fig. 4).
Fig. 4 – Vue du dessus du second puits avec son accès sous forme d’escalier monumental
Cliché : J. Remy.
5Signalons enfin, comme nous l’avons déjà indiqué depuis 2009, qu’à cet ensemble de plates-formes antiques se superposent d’épaisses séquences de dépôts fluviatiles, tel un mille-feuille, qui de manière générale s’épaissit au nord, rattrapant ainsi le dénivelé occasionné par la destruction de ces aménagements de berges (mieux conservés à l’est). Par endroits, ce sable gris reçoit quelques éléments de bois flotté (éléments de bateaux), voire quelques structures fossoyées médiévales. Certaines d’entre-elles étaient connectées à un système de canalisation en bois avec fond monoxyle et vanne en fermeture. La nature et la fonction de ces aménagements restent à déterminer.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – La ligne de quai septentrionale et tardive en cours de nettoyage |
| Crédits | Cliché : J. Mouchard (université de Nantes). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,0M |
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| Titre | Fig. 2 – Sondage réalisé au sein de la ligne de quai méridionale |
| Crédits | Cliché : J. Mouchard (université de Nantes). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 376k |
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| Titre | Fig. 3 – Vue de l’intérieur du grand puits |
| Crédits | Cliché : T. Le Cozanet. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-3.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 729k |
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| Titre | Fig. 4 – Vue du dessus du second puits avec son accès sous forme d’escalier monumental |
| Crédits | Cliché : J. Remy. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-4.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,1M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Jimmy Mouchard, « Aizier – Le Port » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 17 février 2016, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/16496 ; DOI : https://doi.org/10.4000/adlfi.16496
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