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2013
27 – Eure

Aizier – Le Port

Fouille programmée (2013)
Responsable d’opération : Jimmy Mouchard

Entrées d’index

Année de l'opération :

2013

Nature de l'opération :

fouille programmée
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Université de Nantes

Texte intégral

1Cette dernière campagne de fouille d’un programme pluriannuel initié en 2009, s’est déroulée du 12 août au 6 septembre 2013, avec un effectif moyen d’une quinzaine de stagiaires bénévoles. Cette année complémentaire avait pour objectifs principaux de mettre un terme aux points de fouilles engagés depuis l’an passé. Il ressort de cet amoncellement d’ouvrages maçonnés en calcaire un ensemble de terrasses romaines s’étalant sur environ 335 m2. Ces multiples aménagements et restructurations d’une berge totalement artificielle ne présentent jamais les mêmes conditions d’utilisation, offrant ainsi plusieurs possibilités d’accostage et de tirants d’eau, entre le ier s. et le iiie s. apr. J.‑C. (fig. 1).

Fig. 1 – La ligne de quai septentrionale et tardive en cours de nettoyage

Fig. 1 – La ligne de quai septentrionale et tardive en cours de nettoyage

Cliché : J. Mouchard (université de Nantes).

2Le premier état en pierre, en partie noyé dans la terrasse tardive, s’apparente à une ligne de quai installée légèrement plus en retrait de quelques mètres. Découverte en 2012, elle a été partiellement démontée en vue d’étudier son remplissage interne et surtout ses fondations (fig. 2). Elle se résume en un puissant parement constitué de dalles équarries, montées à joints vifs et à sec, et retenant un épais blocage surmonté d’un niveau de sol de craie compactée, le tout posé sur un substratum aplani (craie naturelle).

Fig. 2 – Sondage réalisé au sein de la ligne de quai méridionale

Fig. 2 – Sondage réalisé au sein de la ligne de quai méridionale

Cliché : J. Mouchard (université de Nantes).

3Le second état en pierre, plus étendu vers le nord, propose lui aussi un parement en grand appareil (fig. 1), davantage habillé de blocs peu équarris et proches de l’enrochement. Celui-ci s’agence à l’arrière avec des murs perpendiculaires (raidisseurs), compartimentant ainsi un blocage constitué de moellons de silex et blocs de craie pêle-mêle. Même si le revêtement supérieur de cette dernière terrasse romaine a été en partie récupéré à des périodes plus récentes, les rares lambeaux du dallage encore en place devraient permettre de restituer le sol d’origine.

4Précisons également que la partie méridionale du dernier état de mise en terrasse conserve encore les vestiges de deux puits romains (fig. 3). L’accès à l’un d’entre eux se faisait au moyen d’un escalier perforant le blocage de la terrasse (fig. 4).

Fig. 3 – Vue de l’intérieur du grand puits

Fig. 3 – Vue de l’intérieur du grand puits

Cliché : T. Le Cozanet.

Fig. 4 – Vue du dessus du second puits avec son accès sous forme d’escalier monumental

Fig. 4 – Vue du dessus du second puits avec son accès sous forme d’escalier monumental

Cliché : J. Remy.

5Signalons enfin, comme nous l’avons déjà indiqué depuis 2009, qu’à cet ensemble de plates-formes antiques se superposent d’épaisses séquences de dépôts fluviatiles, tel un mille-feuille, qui de manière générale s’épaissit au nord, rattrapant ainsi le dénivelé occasionné par la destruction de ces aménagements de berges (mieux conservés à l’est). Par endroits, ce sable gris reçoit quelques éléments de bois flotté (éléments de bateaux), voire quelques structures fossoyées médiévales. Certaines d’entre-elles étaient connectées à un système de canalisation en bois avec fond monoxyle et vanne en fermeture. La nature et la fonction de ces aménagements restent à déterminer.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – La ligne de quai septentrionale et tardive en cours de nettoyage
Crédits Cliché : J. Mouchard (université de Nantes).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 1,0M
Titre Fig. 2 – Sondage réalisé au sein de la ligne de quai méridionale
Crédits Cliché : J. Mouchard (université de Nantes).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 376k
Titre Fig. 3 – Vue de l’intérieur du grand puits
Crédits Cliché : T. Le Cozanet.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 729k
Titre Fig. 4 – Vue du dessus du second puits avec son accès sous forme d’escalier monumental
Crédits Cliché : J. Remy.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/16496/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 1,1M
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Pour citer cet article

Référence électronique

Jimmy Mouchard, « Aizier – Le Port » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 17 février 2016, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/16496 ; DOI : https://doi.org/10.4000/adlfi.16496

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Auteur

Jimmy Mouchard

Université de Nantes

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Responsable d’opération

Jimmy Mouchard

Université de Nantes

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Droits d’auteur

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