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Année de l'opération :
1995Sujets :
ensemble religieux, sanctuaire, édifice religieux, temple, fanum, espace de circulation, galerie, portiqueNature de l'opération :
fouille programméeNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : La Riobe
Texte intégral
1La dernière opération programmée portant sur le sanctuaire principal de l’agglomération gallo-romaine visait d’une part la délimitation précise du péribole ainsi que l’établissement d’une chronologie des deux galeries de la clôture et d’un accès secondaire et d’autre part la compréhension des aménagements réalisés à l’angle nord-ouest de l’espace cultuel.
2Pour atteindre ces objectifs, deux fouilles en aire ouverte ont été menées, dans la partie nord du sanctuaire et à travers les galeries de clôture, et deux tranchées devaient permettre de positionner les limites murales sud et ouest. La chronologie des principales étapes de l’évolution de l’ensemble cultuel entre le début du iie s. et le milieu du ive s. est confirmée et définitivement admise.
3Dès la construction des premiers fana, au début du iie s., la clôture du temenos parait marquée par un mur qui servira ensuite de cloison mitoyenne aux deux galeries accolées. Ce n’est qu’à la fin du iie s. que l’espace cultuel est enclos sur au moins trois côtés d’une double galerie. Le quatrième côté n’est toujours pas localisé au sol, ce qui agrandit considérablement la superficie de l’arrière-cour qui touche peut-être par son côté occidental une voie du vicus menant au sanctuaire de source et laisse envisager une affectation différente de cet espace fouillé partiellement.
4Le sanctuaire, de plan légèrement trapézoïdal, offre alors une entrée monumentale avec une tour-porche aménagée exactement au milieu de l’enceinte orientale, sans tenir compte ni de la position spatiale des fana, ni de l’axe médian du théâtre voisin.
5Les deux galeries, accolées par un mur mitoyen fermé, sont ouvertes, par l’intermédiaire d’un petit mur-bahut recevant des colonnes, l’une sur l’aire cultuelle et l’autre sur l’aire externe. Non cloisonné, le portique extérieur a pu accueillir des installations commerciales légères pendant le temps des foires locales accompagnant les fêtes religieuses.
6Devant la galerie interne, un écoulement des eaux pluviales débouche, au nord de l’arrière-cour, dans deux petits fossés convergents rapidement dans un profond fossé, d’axe est-ouest, ayant servi de collecteur principal.
7Après le milieu du ive s., la reconstruction d’un fanum nord, et son rattachement à un ensemble monumental alignant trois autres fana, précède le nouvel aménagement de l’arrière-cour.
8Ainsi, le fossé collecteur est comblé avec un épais blocage d’éclats silico-calcaires servant de soubassement à une construction appareillée. Ménageant un étroit passage avec l’angle sud-ouest du dernier fanum, l’empierrement bloquait contre son flanc sud un épais remblaiement systématique de cour.
9Enfin, une entrée secondaire, marquée par des pilastres, perçait la double galerie et permettait au fidèle de pénétrer dans l’aire cultuelle à l’arrière du fanum nord.
Pour citer cet article
Référence électronique
Francis Parthuisot, « Châteaubleau – L’Aumône » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Île-de-France, mis en ligne le 18 juillet 2024, consulté le 23 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/167853
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