Nanteau-sur-Essonne – Château-Renard
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Année de l'opération :
1993Sujets :
abri, abri sous roche, sépulture, sépulture plurielle, sépulture collective, reste d'origine biologique, vestige anthropobiologique, ossement humain, ossement animalNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Ministère de la Culture
Texte intégral
1La fouille engagée par le service régional de l’archéologie a permis de reconnaître la structure générale d’une sépulture collective découverte par le Groupe d’études, de recherches et de sauvegarde de l’art rupestre (Gersar), et d’estimer son état de conservation. Le site se trouve dans la vallée de l’Essonne, aux confins du département de Seine-et-Marne, en limite de l’Essonne et du Loiret. Il se présentait comme un abri sous roche ouvert au sud et comblé presque entièrement par le sable. Un amoncellement de pierres obturait presque la cavité et quelques os humains étaient épars sur la pente.
2La structure a été implantée de façon à tirer parti de conditions géologiques locales. Au sommet du versant, une cavité a été aménagée dans les sables stampiens, sous la table de grès qui constitue la partie supérieure.
3Un agencement interne de pierres sèches et d’orthostates, qui habillent la paroi naturelle, délimite un espace rectangulaire d’environ 2 m sur 4 m, agrandi d’un diverticule sur le côté oriental. Les matériaux utilisés sont tous disponibles à proximité. Leur disposition n’est pas aléatoire : l’extrémité opposée à l’entrée est parementée d’orthostates de poudingue, le diverticule de grès, et les espaces intermédiaires de murets de calcaires. À l’extérieur, une structure de pierres sèches assure la fermeture du monument, devant lequel aucune plateforme n’a été pour l’instant repérée.
4Le comblement de la cavité ne laissait, comme espace vide, que 0,30 m sous la dalle de grès. La fouille n’a d’abord révélé que des vestiges bouleversés (os humains et animaux, céramique) par les fouisseurs. À 0,80 m, un niveau d’ossements en cours de dégagement a livré les restes de plus de cinq individus. On note déjà de nombreuses connexions, notamment de membres inférieurs. Un dallage de fond est visible en plusieurs points.
5Le mobilier recueilli à ce jour est assez pauvre et souvent en position remaniée : un vase fragmenté à pâte épaisse et friable attribuable au Néolithique récent/final trouvé en surface dans le diverticule, quelques tessons d’un second vase dans le comblement de pierres de celui-ci, une grande lame de silex près de la structure externe.
6Sur la commune voisine de Buno-Bonnevaux deux sépultures d’architecture comparable sont datées de ce même horizon Néolithique récent/final. Ce type de tombe collective est cependant peu connu. La poursuite des fouilles nous permettra d’approfondir nos connaissances sur l’architecture et le fonctionnement du monument.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Extérieur de la sépulture collective sous dalle |
| Crédits | Cliché : N. Lebar (SRA Île-de-France). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/169890/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,2M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Philippe Chambon, Laure Salanova, « Nanteau-sur-Essonne – Château-Renard » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Île-de-France, mis en ligne le 21 novembre 2024, consulté le 14 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/169890
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