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Année de l'opération :
1994Sujets :
vicus, bâtiment commercial, auberge, mansio, statue, accessoire vestimentaire, fixation de vêtement, fibule, intailleChronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Haut-Empire romain, époque julio-claudienne, époque flavienneNature de l'opération :
opération de diagnosticTexte intégral
1Les recherches prévues pour cette année concernaient essentiellement la partie sud du vicus antique où, après les habitations et boutiques reconnues les années précédentes, un bâtiment important a commencé à être mis au jour.
2Dans le plus grand des bâtiments de la mansio (bât. A), nous avions conservé les vestiges d’un sol de pierre bien structuré. Il en était de même dans le bâtiment voisin (bât. K). Le premier sol couvrait encore près de 100 m2, le second 25 m2 environ. Nous les avons démontés l’un et l’autre. Le dégagement du premier a permis de faire plusieurs constatations.
3Le mobilier recueilli dans l’épaisseur du sol, ou immédiatement au-dessous, les monnaies en particulier, montrent qu’il a été édifié au milieu du ier s. (Néron-Flaviens) alors que le bâtiment date de la période Auguste-Tibère.
4Nous avons mis au jour, sous une couche de terre de remblais, des traces d’au moins trois toutes petites habitations de torchis sur solin de pierres, d’occupation très brève si l’on se fie aux débris alimentaires et de mobilier et surtout à leur faible quantité. Nous les interprétons comme les « loges », ou abris provisoires des constructeurs de la mansio. Sous le bâtiment K, sont apparues les traces d’une habitation de bois et torchis plus importante, qui fut détruite par un incendie. Deux objets de pierre nous ont fourni des précisions importantes quant à la partie détruite de l’agglomération : Nous avons trouvé, en réemploi sous le sol de K, un grand fragment de tambour de colonne en calcaire tendre coquilier (dont le logement du tenon d’assemblage est conservé). Il mesure 32 cm de diamètre sur 40 cm de hauteur.
5En calcaire tendre, également, fut trouvé un fragment de membre inférieur de statue humaine. Cette statue aurait eu une taille équivalente aux deux-tiers ou trois-quarts d’une taille humaine normale. Elle a été volontairement détruite, comme le montrent les traces de coups visibles sur le fragment. Celui-ci était en réemploi dans le hérisson du sol de A. La statue a donc été détruite au ier s. Ces deux fragments montrent bien que l’agglomération, dans sa partie disparue, comportait au moins un édifice à caractère monumental.
6Parmi les objets découverts cette année, il faut citer deux intailles sur verre noir, représentant l’une un Priape ithyphallique, l’autre un Hercule portant une peau de lion et tenant une massue. La seconde est encore sertie dans une bague de fer. Le dessin en est assez fruste. Il faut aussi évoquer une fibule zoomorphe émaillée représentant une colombe très stylisée d’un modèle jusqu’à ce jour inédit. Elle se trouvait dans une couche iie-iiie s.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Fibule zoomorphe, colombe stylisée (iie-iiie s.) |
| Légende | Échelle : 2,2/1. |
| Crédits | Cliché : P. Geslin. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/171498/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 224k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Pierre Geslin, « Pécy – Le Chaufour » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Île-de-France, mis en ligne le 05 décembre 2024, consulté le 16 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/171498
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