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AccueilRégionsHauts-de-France201162 – Pas-de-CalaisBoulogne-sur-Mer – Enceinte urbaine

2011
62 – Pas-de-Calais

Boulogne-sur-Mer – Enceinte urbaine

Fouille programmée (2011)
Responsable d’opération : Angélique Demon

Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Ville de Boulogne-sur-Mer

Texte intégral

1En 2007 et 2008, le service Archéologie de la ville de Boulogne-sur-Mer a entrepris des sondages programmés sur la terrasse d’artillerie, aménagée au xvie s. au sommet des fortifications, afin d’étudier les remblais la composant et de tenter d’affiner la chronologie de son implantation, connue jusqu’alors par les textes relatant les restaurations des fortifications dans la seconde moitié du xvie s. et aux xviie et xviiie s. Après la mise au jour, à l’aplomb du parement externe, d’un tronçon du parement interne supportant l’assise du chemin de ronde, conservé dans son état médiéval, l’étude de l’enceinte urbaine de Boulogne-sur-Mer s’est poursuivie dans le cadre d’une fouille programmée trisannuelle (2009-2011). Elle a permis d’étudier, sur le front sud-ouest, l’évolution de la courtine entre le xiiie et le xviiie s., mais surtout celle de l’étage médian de l’une des tours de l’enceinte médiévale.

La courtine et la terrasse d’artillerie

2Plusieurs sondages réalisés dans la terrasse ont montré l’accumulation de remblais de diverses natures pour former la plateforme permettant la circulation des canons au sommet de l’enceinte. Ces différents remblais, attribuables à la fin du xvie ou au début du xviie sont contemporains des restaurations connues après le rachat de la ville en 1550. L’ouverture d’une tranchée d’une vingtaine de mètre de long, à l’aplomb du parement externe, a permis de mettre au jour le parement interne de la courtine médiévale.

3Dans son état xiiie s., ce parement est surmonté d’une corniche en quart de rond, et d’un chemin de ronde en encorbellement, probablement en bois. Après les différents remaniements des fortifications intervenus entre le xvie et le xviiie s., la corniche disparait pour laisser place à une imposante maçonnerie de plus de 1 m de large. Ces observations ont été confirmées par des sondages complémentaires, sur les différents fronts de l’enceinte. Ceux-ci ont montré que le parement interne était partout restauré et remanié durant la période moderne. Cet état est attribuable aux campagnes de travaux réalisés aux xvie et xviie s.

La tour du Conseil

4La mise au jour sur le front sud-ouest des aménagements intérieurs de la tour du Conseil constitue l’apport scientifique et patrimonial essentiel de cette opération. En effet, les recherches menées de 2008 à 2011 ont permis de restituer le plan en U de cette tour de flanquement. Interrompant le chemin de ronde, dont elle commande l’accès, la tour du Conseil est munie de deux archères, défendant la courtine et la porte des Degrés voisine d’une cinquantaine de mètres. Les recherches menées en 2011 ont permis d’approfondir les connaissances acquises les années précédentes et de confirmer l’existence d’un plancher entre le rez-de-chaussée et l’étage médian de la tour.

Fig. 1 – Aménagements intérieurs de la tour du Conseil

Fig. 1 – Aménagements intérieurs de la tour du Conseil

Cliché : service Archéologie.

Fig. 2 – Structures du plancher de l’étage médian de la tour du Conseil

Fig. 2 – Structures du plancher de l’étage médian de la tour du Conseil

Cliché : service Archéologie.

5Cet étage, d’une surface d’environ 22 m2, est desservi par escalier rejoignant le rez-de-chaussée permettant probablement d’atteindre la ville. Cet escalier est lui-même en connexion avec une volée de marches gagnant l’étage supérieur, occupé par les toitures et aujourd’hui totalement arasé.

6Édifiée au xiiie s., l’enceinte urbaine est retouchée, dès les xve et xvie s. Plusieurs restaurations sont signalées dans le seul compte de la ville conservé pour cette période (pour les années 1415/1416) qui mentionne notamment la réfection de la toiture et une réfection des planchers de la tour du Conseil. Toutefois, les plus importantes transformations de l’enceinte sont attribuables à la seconde moitié du xvie s. et au xviie s. En effet, après le rachat de la ville de Boulogne par Henri II, roi de France, en 1550, une restauration complète des fortifications est engagée. Deux autres campagnes sont connues ensuite, pour pallier les destructions du siège avorté de 1588, puis sur ordre de Louis XIV à la fin du xviie s. Enfin, au cours du xixe s., après que l’enceinte ait quitté le domaine militaire, elle est aménagée en promenade.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Aménagements intérieurs de la tour du Conseil
Crédits Cliché : service Archéologie.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/173511/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 377k
Titre Fig. 2 – Structures du plancher de l’étage médian de la tour du Conseil
Crédits Cliché : service Archéologie.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/173511/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 355k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Angélique Demon, « Boulogne-sur-Mer – Enceinte urbaine » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Hauts-de-France, mis en ligne le 05 décembre 2024, consulté le 08 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/173511

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Auteur

Angélique Demon

Service Archéologie de Boulogne-sur-Mer

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Responsable d’opération

Angélique Demon

Service Archéologie de Boulogne-sur-Mer

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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