1Le diagnostic effectué à Romans-sur-Isère, au 1929 du chemin de Saint-Pierre, couvre, avec 84 tranchées organisées en quinconce, une surface de 2 750 m2, soit 7,6 % de la surface prescrite (35 800 m2) et 8,6 % de la surface accessible (31 900 m2). Il livre un ensemble de vestiges qui révèle une occupation des lieux du Néolithique moyen au Moyen Âge, a minima discontinue.
2L’essentiel des structures et du mobilier observés se rattache à la période protohistorique, du Bronze ancien I à final IIIb (fig. 1), et, dans une moindre mesure, à l’Antiquité romaine des premiers siècles de notre ère (fig. 2). Une présence néolithique a, par ailleurs, été identifiée au centre de la parcelle, avec un poteau. Une présence datée de la fin du Bronze final et de l’âge du Fer est probable au nord-est, avec plusieurs structures en creux. Une présence médiévale est supposée dans son quart nord-ouest, avec quelques éléments mobiliers.
Fig. 1 – Organisation spatiale de l’occupation protohistorique
Relevé topographique : N. Saadi ; SIG et DAO : N. Minvielle Larousse (Inrap).
Fig. 2 – Organisation spatiale de l’occupation antique
Relevé topographique : N. Saadi ; SIG et DAO : N. Minvielle Larousse (Inrap).
3Même si les vestiges sont majoritairement apparus déconnectés les uns des autres en raison de l’échantillonnage, il semble que les occupations protohistoriques se concentrent, d’une part, dans la moitié sud de la parcelle, et, d’autre part, dans son quart nord-est. Celles rattachées à l’Antiquité se développent surtout sur la bordure occidentale de la parcelle, avec une exception à son extrémité orientale.
4Au cours de la Protohistoire, l’occupation des lieux paraît domestique, implantée sur un sol fertile ayant progressivement colmaté un paléochenal. Les quelques structures en creux suggèrent la présence d’édifices construits en matière périssable tandis que les foyers à pierres chauffées attestent un usage culinaire collectif.
5En revanche, les vestiges antiques révèlent plutôt des usages agraires et funéraires d’un espace sans doute largement défriché, suivant peut-être un parcellaire nord-sud, associé au moins à un bâtiment et à deux sépultures, l’une à inhumation, l’autre à crémation (fig. 3).
Fig. 3 – Vues de la sépulture SP1129 : sépulture à incinération
Clichés : S. Dal Col (Inrap).