Chabestan – Les Candis
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Année de l'opération :
2022Numéro d’opération :
14646Chronologie :
Protohistoire, âge du Bronze, Bronze final, âge du Fer, Premier âge du Fer, Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, époque contemporaineNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Les couches sédimentaires du terrain, observées sur la carte géologique du BRGM, sont relatives aux alluvions torrentielles (Zw) : cônes de déjection stabilisés du Würm à post-Würm (Pléistocène sup.-Holocène) positionnés sur des marnes noires (J4-2). Cette dernière carte ne fait pas mention des couches de colluvions et/ou d’alluvions massives de plus de 3,50 m de profondeur appréhendées lors des investigations archéologiques, qui s’installent au moins dès le Bronze final ou au début du premier âge du Fer. De fait, les sites protohistorique et antique exhumés lors de ce diagnostic sont implantés respectivement à 3,30 m et 2,90 m sous le niveau de circulation actuel. Quant aux drains contemporains, ils sont implantés sur ces niveaux de colluvions et/ou d’alluvions entre 770,19 m NGF et 778,93 m NGF suivant le pendage du terrain.
2Le diagnostic a permis de mettre au jour des indices de site de fréquentation attribuables à la fin de l’âge du Bronze ou du début du premier âge du Fer. Ils sont matérialisés par un sol pédologique et par des tessons de céramique isolés implantés à des cotes altimétriques comprises entre 777,27 m NGF et 770,77 m NGF, soit entre 2,30 m à 3,43 m sous le niveau de circulation actuel du terrain ; la majeure partie de ce site se situe à environ 3,30 m en dessous de sol actuel. La fourchette chronologique de ces découvertes entre en résonnance avec la datation de la nécropole tumulaire découverte à moins de 2 km à l’ouest sur la même commune de Chabestan.
3Le site antique est situé entre 771,71 m NGF et 777,43 m NGF, soit entre 2,30 m et 3,43 m sous le niveau de circulation actuel ; la grande partie du site étant implantée à environ 2,90 m sous le sol actuel. Le site est matérialisé par un sol pédologique, deux empierrements indéterminés et de la céramique isolée. En l’absence de structures significatives, seule l’étude de la céramique permet de caractériser un site d’habitat domestique rural entre le ier s. avancé et le début, voire le milieu, du iie s. apr. J.-C. Il s’agit de la première découverte de site antique sur la commune de Chabestan s’inscrivant dans la fourchette chronologique du site du Mons Seleucus sur la commune limitrophe de la Bâtie-Montsaléon, site situé à 4,5 km au sud-ouest du présent diagnostic.
4Les traces agraires constituées de sept drains attribués au xxe s. viennent s’implanter sur ces niveaux de colluvions et/ou d’alluvions entre 770,19 m NGF et 778,93 m NGF.
5La mise en perspective de ces découvertes en corrélation avec une étude, actuellement en cours, de recensement d’anciennes prospections archéologiques sur une commune limitrophe, Le Saix et en intégrant le site de Mons Seleucus, permettrait de jeter les bases d’une réflexion sur l’occupation du sol, l’emplacement de l’habitat groupé, le réseau viaire et sur le franchissement des rivières afin d’avoir une première vision des installations humaines au cour des âges du Bronze, du Fer et de la période antique.
Pour citer cet article
Référence électronique
Laure Cissé, « Chabestan – Les Candis » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Provence-Alpes-Côte d’Azur, mis en ligne le 04 février 2025, consulté le 12 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/182734
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