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AccueilRégionsNouvelle-Aquitaine200887 – Haute-VienneLimoges – Abbaye Saint-Martial

2008
87 – Haute-Vienne

Limoges – Abbaye Saint-Martial

Fouille préventive (2008)
Responsable d’opération : Julien Denis

Entrées d’index

Année de l'opération :

2008

Numéro d’opération :

2862

Nature de l'opération :

fouille préventive
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Éveha

Texte intégral

1L’abbaye Saint-Martial, autour de laquelle s’était développé le Château, une des deux villes de Limoges, fut un centre majeur de la France médiévale par sa production littéraire et artistique. Du complexe monastique, plusieurs fois rebâti, sont restés célèbres la grande abbatiale romane et les bâtiments conventuels reconstruits au xiiie s. Vendu comme bien national à la Révolution, le monastère fut rapidement détruit dès la fin du xviiie s. Une partie des constructions de l’abbaye fut mis au jour au début des années 1960. Les vestiges de la memoria du premier évêque de Limoges et de plusieurs chapelles furent alors conservés au sein d’une crypte archéologique.

2Dans le cadre d’un projet collectif de recherche (PCR) « Relecture archéologique de l’abbaye Saint-Martial de Limoges », une mise à jour de l’ensemble des données disponibles a été entreprise. Après un inventaire de la documentation de fouilles et la réalisation d’un nouveau plan des vestiges en 2007, deux nouvelles études ont été engagées : l’étude et l’inventaire des éléments lapidaires issus des fouilles anciennes, d’une part, et l’inventaire des sépultures d’autre part.

L’étude lapidaire

3De très nombreuses pierres proviennent du site de l’abbaye et, jusqu’à présent, aucun répertoire général de cet ensemble n’avait été entrepris. L’objectif de l’étude était de dresser un corpus détaillé de l’ensemble des éléments lapidaires découverts sur le site.

4L’étude a porté sur 496 éléments lapidaires conservés au sein du musée de l’Évêché et de la crypte archéologique. Pour chacun d’entre eux ont été réalisés sur le terrain une fiche d’inventaire, une couverture photographique, les dessins des faces principales, l’étude géologique et la numérotation.

5Le catalogue de ces éléments a été organisé de manière thématique (éléments d’appareil, éléments de support, baies, éléments de couvrement, dalles, sculpture, aménagements liturgiques, monuments funéraires, etc.), afin notamment, de faciliter les comparaisons et les rapprochements entre différents éléments.

6Par ailleurs, et bien que la plupart des blocs soient aujourd’hui détachés de leur contexte de découverte, cette étude a permis plusieurs apports ponctuels à la connaissance des architectures de l’abbaye. Ainsi plusieurs éléments de la base d’un même escalier en vis pourraient appartenir à la tour d’escalier flanquant la maison abbatiale reconstruite par l’abbé Jacques II Jouviond (1433-1488). De la même manière, les éléments de remplage retrouvés au chevet de l’église Saint-Pierre permettent de proposer deux restitutions possibles de la baie axiale – probablement de la seconde moitié du xve s. – du chevet. Enfin, des éléments liés au couvrement de la chapelle Saint-Benoît ou venant du grand cloître de l’abbaye ont été identifiés.

L’inventaire des sépultures

7La reprise de l’inventaire des sépultures a porté sur les sépultures identifiées lors des différentes fouilles menées de 1963 à 1974, ainsi que sur celles découvertes lors de la construction du parc de stationnement souterrain (1968-1969), sans prendre en compte les découvertes plus anciennes. Au total, ce sont donc 243 sépultures qui ont été intégrées au corpus.

8L’inventaire des sépultures avait avant tout pour objectif d’obtenir un état des lieux assez précis de la matière disponible pour étude. Pour les 243 sépultures, les données apparaissent en effet plutôt disparates selon les tombes, certaines étant relativement bien documentées tandis que pour d’autres on ne dispose que d’éléments lacunaires, les fouilles successives ayant eu lieu dans des conditions très différentes.

9Pour chacune des sépultures, on a donc cherché à obtenir un certain nombre de données communes :

  • l’ancien numéro d’enregistrement utilisé au moment de la fouille ;

  • la localisation générale de la sépulture (nef de Saint-Pierre, cloître, etc.) ;

  • la date de fouille ;

  • le type – générique – de contenant (sarcophage, inhumation en pleine terre, etc.), de manière à préparer l’étude des architectures funéraires ;

  • la conservation actuelle de la sépulture (conservée, non conservée) ;

  • la situation actuelle de la sépulture ou du contenant (encore en place ou déplacée) ;

  • l’altitude du fond de la sépulture. Cette altitude lorsqu’elle n’était pas connue directement a été recalculée pour les sépultures disparues à partir de la documentation disponible ;

  • la précision du positionnement en plan.

10Cet inventaire a permis tout d’abord de constater l’état de conservation des sépultures (seules 18,5 % des 243 sépultures sont encore conservées aujourd’hui, mais pour plus du quart d’entre elles le contenant a par la suite été déplacé). De fait, seules 32 sépultures sont encore conservées en place dans la crypte.

11Pour chacune des sépultures du corpus, on a ensuite cherché à caractériser le type de contenant utilisé. Il ne s’agissait pas ici d’établir une typologie précise (et encore moins une typochronologie fine) des contenants, mais de préparer la documentation en vue de l’étude détaillée des architectures funéraires. Sept grands types de contenants ont ainsi été identifiés (différents types de sarcophages et de coffrages, des contenants en bois et des inhumations en pleine terre). À ceux-ci il faut rajouter un caveau d’époque moderne (le « tombeau de la Grande confrérie » situé dans la nef de la chapelle Saint-Benoît).

12Enfin, le positionnement en plan des différentes sépultures a permis de dresser une première approche des évolutions des espaces funéraires à Saint-Martial de l’Antiquité tardive à l’époque moderne.

Fig. 1 – Une des restitutions possibles de la baie axiale du chevet de Saint-Pierre-du-Sépulcre

Fig. 1 – Une des restitutions possibles de la baie axiale du chevet de Saint-Pierre-du-Sépulcre

Dessin : X. Lhermite (Éveha).

Fig. 2 – Répartition des sépultures en sarcophage de pierre

Fig. 2 – Répartition des sépultures en sarcophage de pierre

Dessin : J. Denis (Éveha).

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Une des restitutions possibles de la baie axiale du chevet de Saint-Pierre-du-Sépulcre
Crédits Dessin : X. Lhermite (Éveha).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/192274/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 428k
Titre Fig. 2 – Répartition des sépultures en sarcophage de pierre
Crédits Dessin : J. Denis (Éveha).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/192274/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 173k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Julien Denis, « Limoges – Abbaye Saint-Martial » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 07 juillet 2025, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/192274

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Auteur

Julien Denis

Éveha

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Responsable d’opération

Julien Denis

Éveha

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Droits d’auteur

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