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2021
17 – Charente-Maritime

Échebrune – Abords de l’église Saint-Pierre

Opération préventive de diagnostic (2021)
Responsable d’opération : Céline Trézéguet

Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Département de la Charente-Maritime

Texte intégral

1Le projet de restauration des abords de l’église Saint-Pierre a conduit à la réalisation d’un diagnostic archéologique par le service d’Archéologie départementale de la Charente-Maritime. L’emprise de cette intervention s’est limitée à plusieurs sections autour et au pied de l’église Saint-Pierre. L’intervention s’est concentrée sur une partie de l’esplanade enherbée qui se développe au sud de l’édifice et qui surplombe ce dernier d’environ 2,30 m de hauteur.

2Deux sondages ont été ouverts au pied du mur gouttereau sud, un troisième en façade et deux autres au nord, un au chevet et un autre au pied de la nef. Une dernière tranchée devait être ouverte dans la petite parcelle pentue située entre le parvis de l’église et la rue des Chardons, située à une trentaine de mètres en contrebas à l’ouest. Malheureusement, la pelle mécanique n’a pas pu accéder à ce terrain en raison de la présence d’arbres aux branches trop basses côté parvis et d’un dénivelé abrupt beaucoup trop important côté des Chardons. Enfin, considérant le très mauvais état de conservation du haut mur qui sépare l’esplanade enherbée du mur sud de l’église, les tranchées qui y ont été ouvertes n’ont pas été implantées contre son parement sud, contrairement à ce qui avait été planifié. Aucun risque, autant pour le personnel que pour la construction, ne devait être pris. Il semble ici très important de signaler que les travaux à venir à proximité de cette maçonnerie devront absolument prendre en compte son état très instable : un mouvement du sol a été constaté au début du décapage mécanique, qui a alors été décalé un peu plus au sud.

3L’opération a révélé la présence de sépultures médiévales, voire modernes, au nord et au sud de la nef. De fait, l’étendue du cimetière est aujourd’hui un peu mieux connue ; l’archéologie vient ainsi confirmer l’information transmise par le cadastre napoléonien dressé en 1813 selon laquelle le cimetière entourait toute l’église encore au début du xixe s., à l’exception du chevet.

4Les tombes découvertes prennent pour la plupart la forme de fosses sépulcrales creusées directement dans le substrat calcaire, pour certaines dotées d’alvéole céphalique. Certaines d’entre elles possédaient encore des dalles de coffre ou de couverture, prouvant que l’architecture funéraire pouvait être composite. Au moins une tombe d’époque moderne a aussi été fouillée au pied du mur gouttereau sud. En façade, un dallage fait de pierres issues de la carrière voisine d’Avy a été dégagé à quelques centimètres sous le sol de circulation actuel en goudron. D’après les informations glanées auprès des habitants du village et grâce aux photographies anciennes, il appert que ce sol assez ancien était encore visible au milieu du xxe s.

5Les sondages ouverts le long du flanc nord du bâtiment religieux ont révélé d’une part que sa partie romane avait été fondée au xiie s. directement sur le toit calcaire, aplani à cet effet. D’autre part, la reconstruction du chevet à l’époque gothique s’est faite selon une technique différente, avec des fondations bien plus profondes : le calcaire est à cet endroit profondément entaillé.

6En outre, les vestiges de constructions, certaines bâties à partir de spolia, ont été mis au jour au pied du chevet gothique. Leur fonction reste indéterminée et leur implantation, désaxée par rapport au bâtiment religieux, interroge.

7Enfin, les trois sondages ouverts au sud du mur de soutènement de l’ancien cimetière n’ont pas livré d’information capitale : le terrain est ici fait, sur au moins 1,50 m de profondeur, de remblai constitué essentiellement de terres de cimetière brassées, renfermant un très grand nombre d’ossements humains déconnectés et brisés. Cela résulte peut-être de perturbations imputables au déplacement du cimetière au tout début du xxe s.

8L’opération archéologique a réveillé une infime partie de l’histoire très complexe de l’église Saint-Pierre et de ses abords. Considérant les innombrables reprises, modifications, ajouts et retraits qu’a subi l’église, il était attendu que les sondages apportent plus de réponses.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Céline Trézéguet, « Échebrune – Abords de l’église Saint-Pierre » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 09 juillet 2025, consulté le 08 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/193062

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Auteur

Céline Trézéguet

Service d’Archéologie départementale de Charente-Maritime

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Responsable d’opération

Céline Trézéguet

Service d’Archéologie départementale de Charente-Maritime

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

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Droits d’auteur

CC-BY-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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