Saint-Georges-de-Didonne – Rue Anatole-Lucas
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Année de l'opération :
2021Numéro d’opération :
207516Lieux :
France métropolitaine, Nouvelle-Aquitaine, Département de la Charente-Maritime, Saint-Georges-de-DidonneNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le diagnostic a été réalisé sur une surface de 1 558 m2 à Saint-Georges-de-Didonne, rue Anatole-Lucas, dans la parcelle BC 841. L’occupation mise au jour indique un aménagement de la butte du Châta à Didonne dès la période carolingienne. Nous sommes donc dans un contexte historique antérieur à ce que nous connaissons du castrum mentionné pour la première fois entre 1047 et 1067. Tous les indices mis au jour convergent vers une occupation relativement importante du promontoire de Didonne au haut Moyen Âge et la découverte de niveaux stratifiés associés à des structures fossoyées confirment cette occupation qui paraît, pour la période considérée, remarquablement stratifiée et conservée.
2L’occupation carolingienne mise en évidence occupe, sur l’emprise, une surface d’environ 600 m2. Elle a été détruite vers le nord-est par le creusement de la douve de l’enceinte castrale durant le Moyen Âge central. À diverses reprises, il a été vu que certaines structures antérieures à la douve ont pu subsister sur le bord du fossé. Ce qui interpelle, c’est la bonne conservation des couches altomédiévales, lesquelles sont attestées sur une épaisseur d’environ 1 m avec plusieurs niveaux de sol et d’occupation. Cette conservation est exceptionnelle, tout comme son niveau d’apparition sous la terre végétale. Le secteur n’a donc subi aucun impact depuis le xe s. ou le début du siècle suivant hormis le creusement de la douve à une date qui nous échappe mais qui doit se situer au xie ou xiie s.
3Le plan des vestiges ne traduit pas réellement le potentiel du site, le diagnostic ayant mis l’accent sur la stratigraphie. Les coupes réalisées montrent la présence de divers creusements qui n’apparaissent pas en plan. Elles indiquent également quatre phases d’aménagement dont les trois premières sont attribuées aux ixe-xe s. et la phase 4, a priori, au Moyen Âge central.
Fig. 1 – Exemple de coupe stratigraphique relevée sur le site
20, terre végétale ; 2, remblai argileux compact ocre roux ; 3, sédiment brun-noir, mobilier contemporain ; 4, cailloutis de calcaire dans un peu de sédiment brun-gris, la limite avec l’US 8 est floue ; 5, sédiment brun-gris sombre homogène avec très peu d’inclusions ; 6, idem à US 4 mais plus diffus ; 7, idem à US 5 mais plus grisâtre et moins foncé ; 8, apport massif de blocs et cailloux de calcaire avec très peu de sédiment grisâtre ; 9, sédiment gris foncé avec charbon de bois (niveau d’occupation ?) ; 10, niveau de sol compact, chaux et mortier blanc avec de rares cailloux et charbon de bois ; 11, idem à US 9 mais plus foncé (niveau d’occupation ?) ; 12, niveau de sol, plus fin que US 10 ; 13, sédiment brun-gris hétérogène mélangé à des cailloux et nodules de calcaire ; 14, remblai de calcaire compacté, cailloutis et cailloux dans très peu de sédiment grisâtre ; 15, sédiment argileux gris clair (structure ?) ; 16, sédiment argileux gris-noir homogène avec nodules de calcaire et charbon de bois ; 17 et 18, niveau de sol charbonneux ; 19, sédiment brun-gris foncé avec charbon de bois et cailloutis de calcaire.
DAO : S. Vacher (Inrap).
4Ce site est d’un intérêt majeur en ce qui concerne l’habitat du haut Moyen Âge en contexte « urbain » et en prémices à une occupation plus pérenne qui se traduira, dès le xie s., par l’émergence d’un castrum dont l’importance stratégique et historique est attestée par les textes.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Exemple de coupe stratigraphique relevée sur le site |
| Légende | 20, terre végétale ; 2, remblai argileux compact ocre roux ; 3, sédiment brun-noir, mobilier contemporain ; 4, cailloutis de calcaire dans un peu de sédiment brun-gris, la limite avec l’US 8 est floue ; 5, sédiment brun-gris sombre homogène avec très peu d’inclusions ; 6, idem à US 4 mais plus diffus ; 7, idem à US 5 mais plus grisâtre et moins foncé ; 8, apport massif de blocs et cailloux de calcaire avec très peu de sédiment grisâtre ; 9, sédiment gris foncé avec charbon de bois (niveau d’occupation ?) ; 10, niveau de sol compact, chaux et mortier blanc avec de rares cailloux et charbon de bois ; 11, idem à US 9 mais plus foncé (niveau d’occupation ?) ; 12, niveau de sol, plus fin que US 10 ; 13, sédiment brun-gris hétérogène mélangé à des cailloux et nodules de calcaire ; 14, remblai de calcaire compacté, cailloutis et cailloux dans très peu de sédiment grisâtre ; 15, sédiment argileux gris clair (structure ?) ; 16, sédiment argileux gris-noir homogène avec nodules de calcaire et charbon de bois ; 17 et 18, niveau de sol charbonneux ; 19, sédiment brun-gris foncé avec charbon de bois et cailloutis de calcaire. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/193412/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 180k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Catherine Vacher, « Saint-Georges-de-Didonne – Rue Anatole-Lucas » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 09 juillet 2025, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/193412
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