Boulazac Isle Manoire – Église Notre-Dame-de-l’Assomption de Sainte-Marie-de-Chignac
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Année de l'opération :
2021Numéro d’opération :
027971Sujets :
édifice religieux, église, sépulture, sépulture à inhumation, dalle, architecture chrétienne, architecture romaneNature de l'opération :
fouille préventiveNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Hadès
Texte intégral
1Dans le cadre du projet de restauration de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Sainte-Marie-de-Chignac, mené par l’architecte du patrimoine Luc Joudinaud, une intervention archéologique a été prescrite par l’État en amont des travaux.
2Cette dernière comprend à la fois une étude archéologique des élévations extérieures, un sondage à l’intérieur, dans l’angle nord-est de la nef, ainsi qu’un suivi des terrassements pour la pose d’un drain le long du flanc sud de l’édifice complété par le dégagement partiel du chevet. L’opération a été effectuée en discontinu entre le 23 février et le 8 juin 2021.
3Le sondage manuel réalisé dans l’église couvre sur une superficie de 9 m2. Les investigations ont été menées jusqu’aux premiers niveaux liés à la construction de l’édifice soit une profondeur d’environ 1,20 m. Plusieurs faits remarquables ont été distingués. Le premier correspond à l’arase du mur roman. Ce dernier a pu être dégagé sur une longueur de 1,20 m et sa largeur atteint 0,82 m. Il a été arasé dans le cadre de l’ouverture des grandes arcades, pour agrandir l’église côté nord vers la fin du xve s. Les blocs sont liés par un mortier beige avec des petits morceaux de quartz. Les pierres calcaires formant le parement sud, équarries et faces dressées, sont fortement rougies, attestant un contact important avec le feu. Des niveaux de sol de chantier fortement lités datant du xive s. ont été identifiés.
4Le deuxième fait remarquable concerne les vestiges d’un sol dallé. Ce dernier est dans un mauvais état de conservation. Huit dalles ont été mises au jour dont quatre semblent encore en place contre le parement sud du mur. Aucun chaînage n’existe avec le parement prouvant sa postériorité avec la maçonnerie. Ces dalles sont scellées entre elles grâce à un mortier rose orangé riche en quartz.
5Le dernier fait remarquable est la mise au jour de quatre sépultures dont deux immatures datant de l’époque moderne. L’installation de la première (SEP 1) s’est faite au détriment du sol dallé (fig. 1). Il s’agit d’une inhumation réalisée dans un contenant en matière périssable. Le suivi du drain a été fait en deux étapes. Sa profondeur côté chevet est de l’ordre de 1,20 m pour descendre jusqu’à 1,60 m à l’ouest. Sept sépultures, toutes remontant à la dernière occupation funéraire de l’époque moderne, ont été mises au jour. Orientées est-ouest, elles sont toutes localisées entre le chœur et l’ancien chevet de l’église romane. Il s’agit soit d’inhumation en cercueil soit dans des coffres bâtis.
6Pour ce qui concerne l’analyse des élévations, l’étude a permis de mieux cerner l’état roman : une nef unique charpentée munie de deux travées, sans transept, se prolongeant sur une abside semi-circulaire vers l’est. Le chœur est surmonté d’un clocher. La façade occidentale est bâtie en pierre de taille tandis que le mur sud est composé de pierres de taille pour les chaînages d’angle et les éléments raidisseurs et de moellons allongés pour le reste. Ce dernier présente trois grandes arcades aveugles retombant sur les pilastres peu épais (fig. 2). Les deux premières sont en plein cintre tandis que celle du chœur est légèrement brisée. Plusieurs signes lapidaires ont été identifiés sur les claveaux de la grande arcade de la façade occidentale et sur les deux premières arcades du mur sud.
Fig. 2 – Orthophotographie du mur sud de l’église
Échelle : 1/100.
Traitement : S. Mapelat ; DAO : J. Coulaud (Hadès).
7À la fin du xive s., après avoir été saccagée par deux fois, l’église est mise en défense. Son clocher est rehaussé, son contrefort modifié (installation d’un escalier pour accéder à la salle haute), l’abside romane détruite au profit d’un chevet plat et sa façade occidentale est surélevée pour supporter la nouvelle toiture. L’ouverture romane de la façade occidentale de la nef est remplacée par une porte munie d’un arc brisé. Une nouvelle porte est également percée sur le flanc sud.
8À l’époque moderne, l’église est agrandie avec l’ajout d’un bas-côté sur le flanc nord de la nef. La communication s’effectue entre le bas-côté et la nef par le percement des deux grandes arcades du mur septentrional roman.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Sépulture mise au jour dans le sondage de l’église |
| Crédits | Cliché : N. Sauvaitre (Hadès). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/194131/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 401k |
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| Titre | Fig. 2 – Orthophotographie du mur sud de l’église |
| Légende | Échelle : 1/100. |
| Crédits | Traitement : S. Mapelat ; DAO : J. Coulaud (Hadès). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/194131/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 866k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Natacha Sauvaitre, « Boulazac Isle Manoire – Église Notre-Dame-de-l’Assomption de Sainte-Marie-de-Chignac » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 10 juillet 2025, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/194131
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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