Rioux-Martin – Le bourg
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Année de l'opération :
2021Numéro d’opération :
207504Sujets :
édifice religieux, église, dépotoir, fosse-dépotoir, sépulture, sépulture à inhumation, tombe en pleine terre, couvercle de sarcophage, contenant funéraire, coffre funéraire en bois, cercueil, vase-cercueil, poterie, céramique médiévale, scorieNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1L’opération archéologique, prescrite par le service régional de l’Archéologie (site de Poitiers), s’est déroulée aux abords de l’église Sainte-Trinité à Rioux-Martin. Cette prescription trouve son origine dans la réfection des sols périphériques à l’édifice.
2Quatre sondages ont été effectués autour de l’église, trois au sud et un sur le parvis. Les sondages se sont révélés plus ou moins positifs. Le substrat a été atteint dans les sondages 3 et 4 révélant jusqu’à trois niveaux distincts d’inhumations. La surface totale ouverte des sondages correspond à un taux d’ouverture légèrement supérieure à 7 %.
3Archéologiquement, les structures sont apparues à de faibles profondeurs voire même affleurant à la terre végétale comme pour une construction à pans et un couvercle de sarcophage. Pour ce dernier, élément singulier s’il en est, sa typologie situe sa mise en œuvre au viie s. Cependant, son orientation et son réemploi assuré ne permettent pas de dire s’il est issu du présent cimetière ou s’il a été amené. De facto, on ne peut pas dire qu’un cimetière existait avant l’église. Toujours est-il que la construction à pans qui s’appuie dessus est bien antérieure au xiie s. Cette dernière, associée à une embase de colonnette et des niveaux de circulation, pourrait être soit les restes d’un édifice religieux primitif soit un ajout (tour ? transept ? etc.) à l’église actuelle mais disparu avant le xve s.
4L’ensemble du site se trouve abandonné avant le xve s. alors même que le cimetière est encore présent sur le cadastre de 1836. Ce que le diagnostic nous amène à réfuter. De plus, il n’a pas été possible de s’assurer d’un déplacement du cimetière au xixe s., l’état des sépultures ne plaidant pas en ce sens.
5De nombreuses sépultures ont aussi été mises au jour. Leur typologie se décline sous la forme d’inhumations pleine terre, avec ou sans cercueil en bois, ou d’inhumations bâties avec des éléments calcaires. Un pot à liquide entier (xive s.) ayant servi de vase funéraire a pu être exhumé.
6Enfin, la présence d’une fosse-dépotoir avec des rejets de scories de forge et de nombreux restes céramiques attribués au xive s., amène à s’interroger sur la présence d’un atelier aux environs de l’édifice. De plus, cette fosse vient couper un ancien niveau de circulation recouvrant l’ensemble des sépultures sur le parvis du portail ouest.
7Le diagnostic a donc mis en exergue une construction antérieure à l’église actuelle qui pourrait même être associée à des sépultures. Peut-être un édifice religieux primitif qui, s’il pouvait être étudié, apporterait certainement de très nombreuses informations sur les édifices préromans (s’il s’agit bien de cela) peu connus et mal documentés pour les communes rurales. À l’échelle locale et régionale, s’il existait bien un édifice antérieur, l’histoire de Rioux-Martin serait alors à reconsidérer comme bien plus importante qu’aujourd’hui.
Pour citer cet article
Référence électronique
Sylvain Guillin, « Rioux-Martin – Le bourg » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 15 juillet 2025, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/197691
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