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Année de l'opération :
2021Numéro d’opération :
028068Chronologie :
époque moderneNature de l'opération :
fouille préventiveNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Hadès
Texte intégral
1Le site se situe sur l’emprise de l’ancien couvent de la Visitation Sainte-Marie, créé en 1642. Celui-ci s’agrandit progressivement tout au long de la seconde moitié du xviie s. par des constructions nouvelles, des acquisitions et des aménagements intérieurs entre les années 1687 et 1689. À la fin du xviiie s., sa surface de 4 589 m2 en fait l’un des plus grands couvents de la période post-tridentine. Peu de temps après l’abandon par la congrégation religieuse en 1792, il est morcelé par des ventes successives. La chapelle est détruite pour laisser place en 1802 à un hôtel construit par M. Lemaitre, receveur général. En 1808, le petit et grand séminaire s’installe dans les bâtiments rachetés par le nouvel évêque, monseigneur Jacoupy. À partir de 1805, les bâtiments perdent leur dimension ecclésiastique lors de la séparation des Églises et de l’État. Les aménagements ultérieurs survenus au cours du xxe s. finissent de démolir la partie sud du couvent.
2Dans le cadre d’un projet d’aménagement d’une résidence de logements avec services sur l’îlot Montesquieu, il est prévu la démolition du corps du logis sud du couvent, de l’hôtel Lemaitre, et de plusieurs bâtiments contemporains à l’angle sud-est de l’îlot, ce qui a motivé la prescription d’une fouille archéologique préventive. Les espaces concernés sont les parties non démolies du couvent comprenant les façades extérieures et intérieures, le corps du logis sud du couvent, promis à la démolition (façades extérieures et intérieures), les niveaux en sous-sol (caves).
3Avant l’opération de piquetage par l’entreprise de travaux, une série de piquetages par de petites bandes verticales sur les élévations enduites a été réalisée par l’équipe d’Hadès mais n’a pas livré de traces de décors. La quasi-totalité des élévations étant enduites et une grande partie des espaces étant inaccessibles en raison des opérations de désamiantage et enlèvement des peintures au plomb, il n’a pas été possible de réaliser de relevé photogrammétrique. De plus, la surveillance archéologique du creusement des fosses d’ascenseurs n’a pu être assurée car l’équipe archéologique n’a pas été prévenue du changement de calendrier des travaux, tandis que la surveillance archéologique du creusement de la fondation de la grue n’a pas détecté de vestiges.
4Une recherche documentaire dans plusieurs fonds (archives départementales et communales, bibliothèque du Patrimoine, etc.) est en cours.
Pour citer cet article
Référence électronique
Amaïa Legaz, « Agen – Îlot Montesquieu » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 15 juillet 2025, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/198770
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