1Le diagnostic accompli par le SAVN au 22 Corniche Frère-Marc a été réalisé du 17 mars au 1er avril sur la parcelle LK 101 (965 m2). Sondages et expertises de surface ont concerné 90 m2 de ce terrain.
- 18 Voir la contribution de Romuald Mercurin « Le Bois Sacré. Évaluation du potentiel archéologique de (...)
2Le site est situé sur le versant oriental du plateau de Cimiez, au pied de la partie méridionale des jardins du Monastère des Franciscains, à une centaine de mètres à l’est du site d’un probable oppidum préromain de la tribu des Vediantii. Le développement urbain de la cité au pied occidental de l’oppidum va vraisemblablement englober ce site dans ses limites, le versant oriental de la colline de Cimiez devenant la limite est de ce développement. Proche du plateau sommital de l’oppidum, objet depuis 2012 de sondages18, cette parcelle se situe à proximité immédiate de plusieurs découvertes (Duval 1946, p. 90-91 ; Lautier, Rothé 2010, 38*, p. 502).
3La parcelle est située à plus de 7,50 m en surplomb de la Corniche Frère-Marc. Sa pente moyenne est de plus de 72 %, avec certaines parties à près de 80 %. Ces paramètres n’ont pas permis la mise en œuvre d’une pelle mécanique. L’ensemble des travaux de terrassement a été réalisé manuellement. Les opérations de terrain se sont déroulées en deux phases : réalisation de quatre sondages dans le sous-sol impacté par le futur projet et expertise de surface de plusieurs affleurements rocheux et de murs de type restanque.
4Ce diagnostic a mis en évidence la présence de séquences stratigraphiques liées à l’Antiquité et au haut Moyen Âge dans une partie des sondages (fig. 1). L’absence de structures et la taille restreinte des ouvertures, due aux grandes difficultés d’intervention, n’ont cependant pas permis de caractériser ces séquences.
Fig. 1 – Séquences stratigraphiques liées à l’Antiquité et au haut Moyen Âge
Cliché : S. Morabito (SAVN).
5Les niveaux liés à la période contemporaine sont particulièrement importants, en relation avec une canalisation d’eau en partie souterraine, présente dans la partie nord du terrain. La réalisation de la galerie permettant le cheminement de cette canalisation, en provenance du jardin des Arènes, a entraîné une phase d’aménagements qui se retrouve dans l’ensemble des sondages réalisés durant l’opération. Deux d’entre eux ont confirmé la présence, avant la réalisation de cette galerie souterraine, de vestiges de murs du type mur de restanque, repérés durant les expertises de surface. Si nous avons été enclins à dater ces aménagements en tant que première sous-phase de la période contemporaine, le mobilier recueilli étant loin d’être exhaustif et ne comportant pas de mobilier contemporain, une datation antérieure à cette période n’est pas à exclure.