Javel J.-B. 2021 : Des contours d’équerres sur les murs de Saint-Eutrope de Saintes (xie siècle) ?, Bucema, 25-1.
Saint-Eutrope de Saintes, étude du bâti et de la sculpture
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Année de l'opération :
2021Numéro d’opération :
207330Lieux :
France métropolitaine, Nouvelle-Aquitaine, Département de la Charente-Maritime, Saintes (Charente-Maritime)Nature de l'opération :
projet collectif de rechercheNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : CNRS
Texte intégral
1L’étude des traces et tracés témoins de la construction constitue, avec l’analyse des blocs eux-mêmes, de leur façonnage et de leur agencement, des mortiers et des joints qui les lient, un des aspects privilégiés par Jean-Baptiste Javel dans le cadre de sa thèse de doctorat (direction Philippe Lanos et Christian Gensbeitel). Celle-ci est consacrée à l’étude de la mise en œuvre des matériaux et des techniques constructives dans les monastères romans de l’Aquitaine médiévale, à travers trois sites majeurs ; le prieuré de Trizay et l’église du prieuré Saint-Eutrope de Saintes en Charente-Maritime et l’abbaye de Cadouin en Dordogne, complétés par de nombreux sites secondaires utilisés pour établir des comparaisons. J.-B. Javel s’appuie sur une bonne connaissance des méthodes de l’archéologie du bâti et de l’archéométrie, qu’il met en œuvre à travers des prélèvements et des analyses en laboratoire ou par des observations non intrusives.
2Après avoir établi, depuis 2019, des relevés des élévations intérieures de l’église haute grâce au prêt d’un échafaudage roulant par les services techniques de la Ville de Saintes, J.-B. Javel a pu amorcer les relevés intérieurs de la crypte avant que ne s’ouvre enfin le chantier, qui devait initialement représenter le principal atout de ses recherches. Ce n’est donc qu’en fin de thèse – il est en quatrième année et doit terminer rapidement désormais – qu’il a finalement un accès privilégié à l’élévation extérieure nord du chevet roman et de la chapelle gothique. Malgré cet important contretemps, il a pu effectuer de nombreuses observations, avec l’appui précieux de Thierry Gregor, qui s’intéresse essentiellement aux inscriptions (thèse de doctorat en cours sous la direction de Cécile Treffort), mais qui apporte également son expertise sur les traces d’outils et de taille. La contribution de Jacques Gaillard, spécialiste des pierres et des carrières de Saintonge, est également utile dans la perspective d’une identification des lieux d’extraction des pierres lors des différentes phases de construction. Parallèlement, Diane Guerrero a commencé, dans le cadre de son année de M1 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (direction Florence Journot), une étude plus spécifique consacrée à la mise en œuvre du chantier gothique à la fin du xve s. Son admission en master professionnel a cependant interrompu son travail à la rentrée.
3Les observations enregistrées depuis le début du PCR nous fournissent d’ores et déjà un grand nombre d’indications sur la manière de traiter la pierre et sur les modalités techniques de sa mise en œuvre sur le chantier roman. On pourra se reporter notamment à l’article publié par J.-B. Javel (2021) dans le Bucema. Il y met en évidence la présence, en plusieurs endroits, de tracés qui pourraient correspondre à des contours d’équerres telles qu’on les voit sur certaines représentations dans la seconde moitié du xie ou au début du xiie s.
4Les comparaisons avec des observations effectuées sur d’autres constructions contemporaines enrichissent ces observations.
Pour citer cet article
Référence électronique
Christian Gensbeitel, « Saint-Eutrope de Saintes, étude du bâti et de la sculpture » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 18 juillet 2025, consulté le 16 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/203368
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