Jouillat – Église
Entrées d’index
Année de l'opération :
1999Chronologie :
époque médiévaleNature de l'opération :
fouille préventiveNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Afan
Texte intégral
1La fouille archéologique réalisée sur le site de Jouillat est liée aux travaux de drainage réalisés autour du bâtiment religieux. Notre intervention n’a eu lieu qu’après la réalisation des tranchées, impliquant l’absence d’observation du remplissage supérieur.
2Une première tranchée, située au sud de l’édifice et de faible profondeur (0,50 m maximum de profondeur), n’a pas révélé d’indices archéologiques pertinents ou anciens. La seconde, longeant le mur gouttereau septentrional de la nef, a révélé l’emplacement de plusieurs sépultures.
3Bien que très réduite, la superficie décapée le long du mur gouttereau de l’église a permis de nombreuses observations, notamment en ce qui concerne les différents modes d’ensevelissement pour ce secteur géographique dans le département de la Creuse. Deux grands types de tombes ont été remarqués : les plus précoces, caractérisées par des fosses creusées dans le substrat et possédant pour certaines une réserve céphalique. Elles sont vraisemblablement présentes dès l’origine de l’espace funéraire, soit au plus tôt dès le xie s. La seconde catégorie comprend des sépultures en pleine terre, dont quelques-unes sont associées à un petit vase à eau bénite. La sépulture no 2, seule tombe bien observée, présente une petite bouteille simple déposée au niveau de l’épaule droite. Une analyse sur le collagène des os devrait permettre de préciser la datation pour ce type de tombe dans la région, généralement placée à la fin de la période médiévale.
4L’observation des soubassements de l’édifice a également permis de confirmer les descriptions de L. Lacrocq concernant la construction en deux temps de l’église de Jouillat (chœur puis nef). La nouveauté réside dans le fait que les bases des contreforts de la nef sont fondées sur des blocs de récupération correspondant vraisemblablement à des dalles funéraires, et que cette partie du bâtiment religieux recoupe les tombes creusées dans le terrain naturel. Elle implique, semble-t-il, un laps de temps assez important entre la construction du chœur et de la nef. Nous pouvons seulement regretter l’absence de moyen de datation précis, et plus particulièrement l’absence d’os dans les tombes rupestres.
5Ces quelques observations montrent donc bien toutes les limites de ce type d’intervention (vision très réduite de l’espace funéraire) et des problèmes qu’elles soulèvent (tranchée effectuée avant notre intervention). Malgré tout, ces petites interventions contribuent pleinement à la connaissance des pratiques funéraires pour notre région à la période médiévale.
Table des illustrations
![]() |
|
|---|---|
| Titre | Fig. 1 – Vases funéraires mis au jour dans les sépultures |
| Crédits | Dessin : D. Dussot. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/206651/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 346k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Jacques Roger, « Jouillat – Église » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 24 juillet 2025, consulté le 19 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/206651
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
Haut de page




