Boucé – Les abords de l’église Notre-Dame
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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
038671Sujets :
édifice religieux, église, église paroissiale, fossé, fosse, sépulture, sépulture à inhumation, cimetière, cimetière paroissial, installation hydraulique, puitsChronologie :
époque médiévale, Moyen Âge classique, Bas Moyen Âge, époque moderne, époque contemporaineNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Département de l’Allier
Chaléat F. 2020 : Les abords de l’église Notre-Dame, Boucé, Auvergne-Rhône-Alpes, Allier, 03034, rapport de diagnostic, Moulins, Sapda.
Texte intégral
1Un diagnostic a été effectué du 19 au 23 août 2019 sur plusieurs parcelles du centre-bourg de Boucé, dont le parvis de l’église paroissiale Notre-Dame, par deux agents du Sapda. Les trois sondages réalisés permettent de préciser plusieurs aspects de l’évolution générale du site.
Fig. 1 – Plan général de l’emplacement des sondages archéologiques du diagnostic au sein de la zone prescrite (en rouge)
DAO : Sapda.
2Tout d’abord, on note que le socle d’argiles marneuses qui constitue le terrain naturel révèle un profil horizontal, qui contraste avec la topographie actuelle : on ne peut pas restituer de pente naturelle continue entre la zone de l’église et celle de l’école, et il s’ensuit que la motte actuelle entourant l’église, qui génère un relief d’environ 1,50 m de hauteur, n’est pas naturelle.
3Les croûtes de substrat dégradé présentes en surface de ce terrain naturel ont, en revanche, constitué un épais paléosol qui a initié le profil topographique actuel, avec des altitudes légèrement plus importantes auprès de l’église que dans la zone de l’école.
4Une première phase, datée de façon large du Moyen Âge central, voit manifestement s’installer, dans l’emprise du parvis actuel, une zone d’inhumation en moitié sud et un premier bâtiment cultuel en moitié nord. La seule sépulture complète découverte (F3) a pu être datée par radiocarbone de l’intervalle 894-1018, tandis que le bâtiment, uniquement perçu par ses niveaux de démolition, semble se rattacher à l’ancienne église romane Notre-Dame. D’autres aménagements périphériques (un puits F7 au sud et un large fossé central F1 réalisé en deux temps) pourraient compléter la structuration du lieu avant le bas Moyen Âge.
5Une deuxième phase, située à la fin du Moyen Âge ou au début de l’époque moderne, associe des indices de continuité du cimetière en partie sud du parvis (fragment de sépulture F5), ainsi que des vestiges de transformation de l’église romane. Le vestige le plus parlant est une base maçonnée arasée (F2) dégagée à l’extrémité nord de la tranchée 1, qui est interprétée comme le reste d’un massif d’escaliers lié à l’entrée du lieu de culte. On note, par ailleurs, que le fragment de sépulture prend place dans une large fosse F6 ayant recueilli des rejets artisanaux, potentiellement liés à des reprises de ladite église.
6Autour du sondage 1, la troisième phase se caractérise par l’amoncellement de dépôts détritiques incluant des éléments de démolition, qui sont rattachés aux travaux de destruction et de reconstruction de l’église paroissiale au cours du xixe s. : l’escalier, détruit, est recouvert par les décombres, et un nivellement général du parvis a lieu, qui oblitère même l’ancienne zone de cimetière. Le refouillement des sols a potentiellement détruit le niveau supérieur des tombes, dont on retrouve beaucoup d’ossements brassés au sein des couches de nivellement. Au sud du bourg, autour de l’école actuelle, cette troisième phase préside probablement à la mise en place de zones de plantation (F4), qui seront supprimées durant la période industrielle.
7Enfin, la quatrième phase ne concerne que les nouveaux sols réalisés au xxe s. pour les divers espaces concernés : hormis les revêtements de bitume, de grave ou de gorrhe qui se voient au sommet des sondages 1 à 3, on doit aussi intégrer dans cette phase l’énorme dépôt de détritus qui est venu combler, en partie ouest du parvis (sondage 2), une ancienne structure creuse qui pourrait être le fossé du château voisin. La profondeur des dépôts n’a cependant pas permis de vérifier complètement l’hypothèse ni de proposer un profil dudit fossé.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Plan général de l’emplacement des sondages archéologiques du diagnostic au sein de la zone prescrite (en rouge) |
| Crédits | DAO : Sapda. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/211291/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 942k |
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| Titre | Fig. 2 – Sépulture F3 |
| Crédits | Cliché : Sapda. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/211291/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 859k |
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| Titre | Fig. 3 – Photographie zénithale de la maçonnerie F2 |
| Crédits | Cliché : Sapda. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/211291/img-3.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 959k |
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| Titre | Fig. 4 – Plan général des sondages 1 et 2, avec les relevés effectués et les structures découvertes |
| Légende | Échelle : 1/250. |
| Crédits | Levé : C. Favart, F. Chaléat ; DAO : F. Chaléat (Sapda). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/211291/img-4.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 566k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Franck Chaléat, « Boucé – Les abords de l’église Notre-Dame » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Auvergne-Rhône-Alpes, mis en ligne le 26 août 2025, consulté le 15 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/211291
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