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Année de l'opération :
1995Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Ministère de la Culture
Texte intégral
1La création d’une zone artisanale est envisagée immédiatement au nord du bourg. Les terrains aménagés se trouvent actuellement en limite de la RN 120 et seront bientôt limités par la future autoroute A89, à proximité de l’échangeur desservant Tulle et Uzerche. Ils appartiennent au plateau bocager qui se développe à l’ouest de la vallée de la Corrèze, dans un vallon traversé par le ruisseau de Cézarin qui prend sa source en limite du vicus antique de Tintignac, à moins de 500 m de là.
2L’environnement archéologique, particulièrement riche en vestiges protohistoriques et gallo-romains, justifiait la réalisation de sondages destinés à définir le potentiel archéologique de la zone concernée. Seuls les secteurs non boisés situés à l’est du ruisseau de Cézarin, et plus particulièrement les terrains affectés par les travaux de voirie, ont fait l’objet d’une prospection systématique (réalisation de 22 tranchées de sondages).
3Trois tranchées se sont avérées positives, montrant l’existence d’une occupation humaine sur le petit replat situé entre la RN 120 et le ruisseau de Cézarin. La première a livré, à partir de 0,75 m de profondeur, une couche argileuse, épaisse d’environ 0,30 m, riche en charbons de bois, débris de tuiles et d’amphores ainsi que quelques tessons de céramique de tradition laténienne. Les deux autres, implantées dans une légère cuvette comprenant quelques ajoncs en surface, ont également montré la présence d’une couche argileuse incluant des charbons de bois et des débris de tuiles sur une épaisseur également voisine de 0,30 m. Aucune structure n’a été repérée.
4Un sondage implanté dans le vallon humide situé immédiatement à l’est n’a livré que quelques débris de tuiles dans une couche d’argile grise entre 0,60 et 0,80 m de profondeur. Deux autres sondages voisins se sont avérés négatifs, montrant ainsi que le site se limite à une superficie d’environ 30 m de côté.
5Une modeste structure a donc existé sur ce petit replat. Les tessons d’amphores ne sont pas identifiables avec certitude mais ils évoquent la forme Dressel 1. La céramique permet également de placer ces vestiges à une date assez haute, vraisemblablement au début de l’époque romaine. Cette occupation serait par conséquent contemporaine de celle observée dans le bourg de Naves.
Pour citer cet article
Référence électronique
Guy Lintz, « Naves – Cézarin » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 28 août 2025, consulté le 10 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/212390
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