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Année de l'opération :
1995Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Afan
Texte intégral
1À l’occasion des opérations d’évaluation effectuées au lieu-dit cadastral Combe Faugerouse, une zone de concentration de silex taillés a été repérée en surface lors d’une prospection pédestre. Les sondages mécaniques réalisés à proximité n’ont pas apporté d’éléments significatifs. La prospection de la zone labourée la plus proche de la zone sondée a révélé quelques pièces de débitage et des outils en silex. L’absence de stratigraphie, ainsi que des structures bien délimitées, ne nous a pas permis d’établir une hypothèse quant à la présence d’un habitat. Il est possible que des vestiges plus importants se situent aux alentours. Il est également possible d’envisager une station épisodique au cours d’un déplacement, ce qui justifierait la pauvreté typologique du matériel, ainsi que l’origine allochtone du silex taillé. De futures prospections pourraient apporter des éléments complémentaires. L’industrie lithique comprend plus d’une quarantaine de pièces. Plusieurs types de matières premières ont été utilisés sur le site de Combe Faugerouse. Le silex noir du Sénonien est majoritairement représenté, quelques pièces sont en silex blond du Sénonien. Il s’agit de matériaux allochtones dont les gîtes se trouvent à environ une vingtaine de kilomètres à l’ouest. Un fragment de galet de jaspe porte des stigmates de débitage. Son origine est à rechercher soit dans les terrasses alluviales de la Corrèze, situées à quelques kilomètres au nord, soit dans les dépôts alluviaux de la Dordogne qui s’écoule à une quinzaine de kilomètres à l’est. Le groupe qui s’est installé sur ce site n’a pas taillé le silex local pourtant présent sur place (silex du Bathonien).
2À l’issue d’une première analyse de la série lithique de Combe Faugerouse, deux hypothèses peuvent être avancées : une production standardisée d’éclats, issue de la mise en œuvre d’une chaîne opératoire spécifique, ou le débitage de ce même type de support consécutivement à l’épuisement de nucléi à lamelles. En l’absence d’une série plus étoffée, il est impossible de trancher. Le développement de deux chaînes opératoires différentes n’étant pas non plus à écarter. L’ensemble des outils se résume à un grattoir en éventail sur éclat avec encoche, un grattoir museau sur éclat, un grattoir sur éclat retouché, une pièce esquillée probable et un fragment de pièce foliacée. Le faible nombre d’outils ne permet pas de proposer une datation précise pour cette industrie, néanmoins la présence d’une pointe à bords parallèles, cassée, à retouches couvrantes subparallèles, évoque un fragment de poignard que l’on retrouve habituellement au Chalcolithique.
Pour citer cet article
Référence électronique
Luc Detrain, « Nespouls – Autoroute A20, Combe Faugerouse » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 28 août 2025, consulté le 10 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/212425
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