Marolles-sur-Seine – Les Prés Hauts Deuxième Vallée
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Année de l'opération :
1996Sujets :
habitation, maison, maison danubienne, fossé, fosse, dépotoir, fosse-dépotoir, sépulture, sépulture à inhumation, bâtiment sur poteaux, parure, bijou, bracelet, perle, accessoire vestimentaire, fixation de vêtement, épingle, fibule, poterie, céramique néolithique, céramique protohistorique, céramique de l'Age du bronze, récipient de transport, amphore, amphore romaine, amphore italique, ossement animalChronologie :
cultures préhistoriques, Cultures du Néolithique-Chalcolithique, culture de Villeneuve-Saint-Germain, Préhistoire, Néolithique, Néolithique ancien, Protohistoire, âge du Bronze, Bronze final, Bronze final II, Bronze final II a, Bronze final III, Bronze final III b, âge du Fer, Premier âge du Fer, Second âge du FerNature de l'opération :
fouille préventiveNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Département de Seine-et-Marne
Texte intégral
1L’extension de la carrière exploitée par la Compagnie des sablières de la Seine dans un méandre de l’Yonne a mis au jour diverses structures domestiques et funéraires implantées sur des limons de crues et dispersées sur une emprise de 18 ha. Cette vaste superficie, intégralement décapée sous contrôle archéologique, s’ajoute aux 10 ha traités de la même manière en 1995.
2L’opération menée en 1996 a permis d’étoffer les données sur les vestiges du Néolithique ancien. En effet, quelques structures avaient été mises en évidence en 1995 (unité d’habitation U1). Les vestiges néolithiques appartiennent au groupe de Villeneuve-Saint-Germain. Ils sont représentés par une inhumation, cinq bâtiments dont le plan est partiellement conservé et diverses fosses éparses. L’inhumation est celle d’un sujet adulte, en position repliée, couché sur le côté gauche, tête au sud. Il est saupoudré d’ocre. Le mobilier consiste en deux vases à col non décorés, à anses verticales en boudin légèrement aplati, posés près de la tête. Un bracelet en roche tenace ornait la base de l’avant-bras droit. Enfin, 163 perles, dont 50 dentales, 106 perles circulaires en calcaire et 7 perles tubulaires en coquille très épaisse, ont été retrouvées autour des vertèbres cervicales. Les bâtiments sont mal conservés mais on reconnaît le plan de type danubien : seuls des pans des murs et quelques tierces subsistent. Il est intéressant de noter que les fosses latérales, classiquement associées à ce type de bâtiment, sont ici absentes. Des structures excavées contenant du matériel néolithique existent néanmoins à proximité de ces bâtiments : toutefois, leur position et leur plan, plutôt circulaire, ne correspondent pas à ceux des habituelles fosses de construction danubiennes. Le matériel qu’elles contiennent est assez semblable à celui recueilli dans l’unité U1 de 1995 : la céramique fine est présente en quantité réduite avec des vases à profil en S et en trois quarts de sphère portant des décors au peigne ou incisés en échelle ; la céramique grossière domine largement, avec des vases à profil en U dont certains présentent des lignes de pincements en V ou en guirlande sur la panse à partir des anses. Ces éléments placeraient l’ensemble dans une étape récente du groupe de Villeneuve-Saint-Germain, comme l’unité fouillée en 1995.
3Le Bronze final est représenté par plusieurs fosses qui ont servi de dépotoirs domestiques de façon plus ou moins occasionnelle. La part du remplissage due aux agents naturels est très souvent plus importante. Une seule fosse, très isolée, a livré du matériel céramique attribuable au Bronze final IIa, que conforte la présence d’une épingle à tête enroulée et tige circulaire. Le reste des fosses a fourni un mobilier essentiellement céramique qu’on attribue au Bronze final IIIb-Hallstatt ancien. Quelques bâtiments à quatre, six et neuf poteaux peuvent aussi appartenir à cette phase ultime du Bronze final et du début du premier âge du Fer. Les éléments datants sont cependant limités et sujets à caution. C’est aussi au Bronze final qu’il faut probablement rapporter, par analogie à des ensembles connus, un monument funéraire arasé et son inhumation centrale. Ce monument est apparu sous la forme d’un fossé circulaire creusé dans les limons brun-noir d’un paléochenal. Le remplissage du fossé, composé uniquement de galets de silex, est probablement dû à l’effondrement des matériaux apportés pour l’érection d’un tertre. L’inhumation, totalement arasée, est dépourvue de mobilier. Dans l’état actuel des données, la datation de cet ensemble funéraire isolé reste mal aisée.
4Au second âge du Fer appartient une fosse retirée en limite de l’emprise étudiée. Comblée de limon argileux et de quelques rejets domestiques notamment céramiques, elle constitue l’un des rares témoins d’un habitat de La Tène ancienne dans ce large méandre de l’Yonne. Une autre fosse datée de La Tène finale n’a pas non plus d’équivalent dans la zone étudiée. Situé en bordure d’un paléochenal, son remplissage recelait une fibule et un rasoir en fer, des tessons d’un vase peint et d’une amphore italique, ainsi que des restes fauniques. Cet assemblage, curieux pour de simples rejets domestiques, milite en faveur d’une autre interprétation : celle d’un dépôt cultuel ou funéraire (hypothèse de J.-M. Séguier).
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Plan des structures néolithiques |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/214557/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 248k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Patrick Gouge, Anne Augereau, « Marolles-sur-Seine – Les Prés Hauts Deuxième Vallée » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Île-de-France, mis en ligne le 05 septembre 2025, consulté le 17 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/214557
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