Linas – Église Saint-Merry
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Année de l'opération :
1996Sujets :
ensemble religieux, monastère, prieuré, édifice religieux, église, sépulture, sépulture à inhumation, installation hydraulique, puits, récipient culinaire, bouilloire, coquemar, sarcophageChronologie :
époque médiévale, Moyen Âge classique, Bas Moyen Âge, époque moderne, époque contemporaineNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Département de l’Essonne
Texte intégral
1La programmation d’importants travaux de reprise en sous-œuvre est à l’origine de cette campagne de sondages.
2Exception faite des vestiges résiduels d’une occupation gallo-romaine, les témoins les plus anciens sont constitués de quatre sarcophages. L’un d’eux présente un décor moulé élaboré à partir d’un motif en forme de croix pattée.
3Les fondations du mur de façade ouest d’un édifice de petite taille (6,40 m dans l’œuvre) ont été mises au jour à la liaison entre le chœur et la nef de l’édifice actuel. De même, plus au sud, un mur de soubassement du clocher appartiendrait à la même phase de construction. La faible épaisseur des murs (0,65 m), sous réserve qu’il n’existe pas de contreforts, laisserait supposer qu’il s’agit d’un édifice non voûté mais simplement couvert d’une charpente. Cet ensemble, dont la datation n’est pas encore étayée par l’examen du mobilier, constitue selon toute vraisemblance le prieuré bénédictin fondé vers l’an 1100. Un petit groupe de sépultures, préservé des inhumations postérieures, à l’ouest de l’édifice, se rattache à cette phase d’occupation.
4Les rares sources conservées mentionnent une reconstruction de l’édifice vers le milieu du xiiie s. alors qu’il est érigé en collégiale. Quelques murs en élévation (chevet plat, une partie du clocher) se rapportent à cette reconstruction. L’emprise de cet édifice serait à peu près celle du chœur actuel ; néanmoins les sondages apportent peu d’éléments pour cette période. Le fond d’un puits a été découvert dans le bas-côté nord de la nef. Sa construction n’est pas datée mais il est comblé durant la première moitié du xiiie s. par des déchets domestiques, sans doute peu avant l’agrandissement de l’église. Ce puits est scellé par une inhumation du xive s. associée à des coquemars flammulés et à une tasse polylobée en pâte rouge (production de l’ouest de l’Essonne).
5Le plan et les élévations de l’édifice actuel résultent de la dernière grande reconstruction qui intervient dans le courant du xvie s. Le chœur est largement repris et une nef, de même longueur, est ajoutée à l’édifice. Le sol de cette dernière, en contrebas du chœur, masquait une forte densité d’inhumations sur 1 m de profondeur. L’exploitation de ces données est en cours mais on peut supposer qu’une grande majorité d’entre elles date des xviie s. et xviiie s. Les inhumations les plus récentes concernent des enfants.
6Les derniers travaux interviennent dans la seconde moitié du xixe s. ; la nef est presque totalement reconstruite dans le style du xvie s., une travée de la nef est supprimée et le sol est rehaussé. Une fouille préventive devrait être programmée dans le courant de l’année 1997.
Pour citer cet article
Référence électronique
Vincent Goustard, « Linas – Église Saint-Merry » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Île-de-France, mis en ligne le 05 septembre 2025, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/214773
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