Rueil-Malmaison – Côteaux de la Jonchère
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Année de l'opération :
1996Sujets :
dépotoir, fosse-dépotoir, sépulture, sépulture à incinération, sépulture à inhumation, foyer, stucture à pierres chauffées, installation hydraulique, drain, trou de poteau, récipient de transport, amphore, accessoire vestimentaire, fixation de vêtement, épingle, fibule, arme, arme offensive, arme blanche, épée, industrie lithique, nucleus, grattoir, racloir, burin, tranchet, outil, perçoirChronologie :
Préhistoire, Néolithique, Néolithique moyen, Néolithique moyen I, Néolithique moyen II, Néolithique final, Protohistoire, âge du Bronze, Bronze final, Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Bas-Empire romainNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Afan
Texte intégral
1Dans le cadre des interventions sur la A86 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), une nouvelle campagne de fouille a été réalisée en 1996 dans la plaine alluviale de la Seine. L’objectif était le traitement des horizons supérieurs, scellant les niveaux du Mésolithique dans le secteur du Closeau (L. Lang) et du Paléolithique (P. Bodu). Cela représente presque 3 ha. Ces niveaux supérieurs témoignent d’une présence humaine du Néolithique jusqu’à l’époque gallo-romaine.
2Au Néolithique et au Bronze final est attestée une activité de déforestation à usage agropastoral. Les vestiges archéologiques se répartissent dans une même unité sédimentaire constituée de limons de débordement. Aucune structure relevant d’un principe architectural n’a pu être mise en évidence. Les seuls vestiges assimilables à un type d’occupation sont des structures de combustion. Elles sont constituées de pierres chauffées (calcaire ou silex), de dimension et de morphologie différentes. Un démontage élaboré ainsi qu’une étude en laboratoire (chimie organique, détermination des températures, caractérisation cristallographique) sont en cours afin de les classifier et de préciser leur fonction. Deux de ces foyers ont été datés du Bronze final. Cette période n’est pratiquement pas représentée sur le site par la céramique. En revanche, elle est évoquée par deux épingles en bronze ainsi qu’un fragment d’épée de type Atlantique.
3À la période gallo-romaine correspondent deux fossés de drainage, situés en limite est du décapage de la zone du Closeau. Leur comblement a livré des outils en ter (lime, piochon…), ainsi que des fragments d’amphore, une bouteille et une fibule datables du Bas-Empire.
4Un autre secteur de fouille a été ouvert cette année. Il est situé en extrémité sud de la plaine alluviale, à la base des côteaux de la Jonchère (sur les parcelles de la DDE, de la mairie et de l’EDF). Il offre l’occasion d’intervenir sur une zone peu inondable pour les périodes pré- et protohistoriques. Une phase de diagnostic suivie d’une évaluation ont permis de mettre au jour des structures datables du Néolithique moyen I et II, ainsi que du Néolithique final, sur une superficie d’environ 5 000 m2. Les éléments sont à fonction domestique (trou de poteau, structure de combustion, fosse d’extraction, fosse détritique, fosse de stockage) et à caractère funéraire. Ce dernier type regroupe deux inhumations et trois incinérations. L’ensemble du mobilier lithique témoigne d’un débitage organisé, effectué sur place. Les nucléus sont débités selon plusieurs modalités : nucléus polyédriques, à plan de frappe préférentiel ou opposé. Il s’agit surtout d’une production d’éclats obtenus par percussion directe tendre ou dure. La composition de l’outillage est classique pour cette période : grattoirs et racloirs dominants, éclats retouchés, burins, tranchets, perçoirs, coches, etc. Il faut noter enfin la présence de nombreux percuteurs sur supports variés.
5Cette évaluation offre la possibilité de compléter le transect entrepris depuis 1994 dans la plaine alluviale de la Seine. Elle permet également de mieux appréhender les niveaux néolithiques, de mieux caractériser les types d’occupations et de les remplacer dans un contexte local. L’extension de la zone d’intervention archéologique se fera au cours de l’année 1997. La zone de fouille représentera dès lors environ 1 ha.
Pour citer cet article
Référence électronique
Jean-Claude Durand, Iliana Pasquier, Paul Brunet, « Rueil-Malmaison – Côteaux de la Jonchère » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Île-de-France, mis en ligne le 05 septembre 2025, consulté le 16 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/214903
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